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rions un peu

Back to Manolosanctis éditions avec Hécate & Belzébuth des auteurs de Raiju et Raiden ( collection Bayou chez Gallimard ), Melchior-Durand & Sécheresse.

Beaucoup d’humour pour ce recueil d’histoires courtes , où Belzé va vivre une passion torride pour sa dulcinée qu’il a piqué à son ami Gabriel (qui fait parti néanmoins du camp opposé) . Cela aurait pu s’appeller « Belzébuth ou l’histoire d’un démon qui est pris pour un con », mais alors vraiment, hein, et pas que par son supérieur ! Par son ex., ses subalternes, ses potes et tout et tout… Mais, au fond, il ne s’en rend pas bien compte. De toute façon, lorsqu’il rencontre Hécate, au moins il s’éclate !! On peut le résumer crûment , mais c’est du cul, des youkis, des coups de latte : bref du délire !

En guise d’humour un peu limite pour les cœurs sensibles , voici La vie de Norman de Stan Silas aux éditions Makaka . « Je m’appelle Norman , j’ai 8 ans et ma passion c’est tuer les gens« . On ne méfie jamais assez des personnes qui ont une passion pour les masques de Hockey. Heureusement, toujours un peu plus de ceux qui tiennent un couteau de boucher ensanglanté à la main… Plus jamais, on ne m’y reprendra pour la distribution de billets de tombola, à accepter des bonbons au goûter d’anniversaire de Sylvaine , à faire des pâtés de sable avec des bouts de Garance à l’intérieur, ou encore, à avoir des copains qui parlent avec des copains qui eux sont morts. Par contre, on me reprendra peut-être, à relire La vie de Norman un de ces quatre.

Un petit dernier pour la route, en ressortant de derrière les fagots I Luv Halloween de Benjamin Roman et Keith Giffen aux éditions Akiléos . Cette maison nous a habitués à découvrir pas mal de comics en noir & blanc , avec beaucoup de scénars’ originaux tel que Whitheout, adapté au grand écran. Bref , I luv … est une mini série de 3 tomes, format manga, qui raconte à chaque fois une histoire complète d’une journée d’Halloween d’une bande de garnements. Les surprises du chef : une petite fille adorable qui tient à peine sur ses pieds mais qui arrache les dents comme personne, une pléthore de morts vivants, de martiens, du mauvais goût et de l’humour macabre. Pourtant, ils sont si mignons !

on ne voit pas toujours tout du 1er coup d’oeil

Un petit mot pour vous présenter la maison d’édition Manolosanctis , qui a commencé à publier depuis Juin 2010 et compte déjà une quinzaine de titres. Cinq sont à paraitre en ce mois de janvier  et quatre supplémentaires suivront. Nous avons pu rencontrer une équipe dynamique et volontaire à Saint-Malo lors de la dernière édition de Quai des Bulles.  L’échange ayant été sympathique , il me tardait de découvrir plus amplement leurs publications .

Actuellement en magasin , vous trouvez à disposition :  » Antigone » , « Luluabourg » , « Oklahoma boy » , « Succube » , « 13m28 » , « Desert park » .

Pour ma part, il y en a trois parmi ceux-ci qui  dénotent, (sachant que l’on est plus proche des BD indépendantes que du franco-belge classique et très loin de la famille Soleil). Tout d’abord, Luluabourg de Nicolas Pitz : voici l’histoire que je vais vous raconter, elle ne se passe pas en Provence au pays des santons, mais au-delà de la France au milieu des bûcherons .

Yvon, jeune belge, vit avec son père dans les bois au gré des chantiers, et au début du xx siècle, la consommation de charbon ne leur laisse pas l’opportunité de voir grand chose d’autre. Le jeune homme souhaite s’affirmer et voir du pays. Il va donc quitter son milieu pour la ville, aux prémisses de la seconde guerre mondiale , et en même temps qu’il s’initie aux relations amoureuses et à de nouvelles expériences, la guerre et quelques soldats germaniques débarquent sans crier gare.

Je vous laisse découvrir son histoire, c’est un tome 1, mais la série ne devrait pas excéder trois ou quatre volumes.

J’avais découvert Thomas Gilbert avec Bjorn le Morphyr publié chez Casterman et le deuxième tome vient tout juste de paraître. C’est une série destinée à un public jeunesse, et plus si affinité, qui me plaisait aussi bien narrativement que graphiquement. Le voici donc chez ce nouvel éditeur avec deux volumes parus relatant le parcours de Oklahoma Boy , qui ne sont pas sans rappeler Johnny Got his Gun . Le volume 1 (couverture ci-contre), aborde son enfance, il vit seul avec son pasteur de père, dans une Amérique puritaine. Suite aux remarques de son institutrice sur son comportement en classe et les idées que son père lui a inculquées, il se retrouve à grandir à la maison dans une promiscuité encore plus étouffante entre les deux hommes. L’idéologie, les discussions père-fils, les rapports aux autres, il y a vraiment beaucoup de choses à se mettre sous la dent.

Votre digestion finie, j’ose espérer que vous avez l’estomac bien accroché. Oklahoma, pour le deuxième volume, se retrouve dans l’enfer des tranchées, comment un simple aumônier se retrouve dans un bataillon d’élite à se battre à coup de baillonnettes. Voici encore un album qui réussit à décrire la folie et l’horreur dans lesquelles ces hommes se sont retrouvés plongés. Honnêtement, ce sont les deux albums qui m’ont le plus intéressé chez cet éditeur, pour l’instant.

Enfin, un mot à propos de 13M28, une oeuvre collective , ce n’est pas un cadavre exquis mais nous restons dans l’idée. Plusieurs auteurs partent sur la base d’une histoire mise en place par Raphael B., chacun est libre de reprendre les éléments qu’il souhaite, du moment que cela reste dans le cadre de l’histoire. L’exercice n’est pas nouveau , on devine également tous les échanges que les auteurs et l’éditeur ont dû avoir pour que cela reste cohérent. Etant donné que c’est une oeuvre collective, elle est un peu inégale en terme de graphisme et de narration. Donc tout n’est peut-être pas du goût du lecteur, mais l’ensemble est plutôt plaisant.

La base : des amis se retrouvent à une soirée, dans un appartement sous les toits de Paris. On retrouve tous les charmes de ce genre d’ambiance, les retrouvailles, les ragots, les ex pour qui  tout n’est pas toujours fini … toujours est-il , que lorsque l’un d’entre-eux tombe du 4e étage et fait « PLOUF », tout bascule. C’est le genre de moment où on peut se demander qu’est-ce qui est le plus important : qu’est-ce qui s’est passé ? Ou qu’est-ce que l’on va devenir ? …

Bonne lecture , et VIVE ZORGLUB !!!