Posts from the ‘… du Grand Libraire’ Category

Chrysalide et papillon

Bonjour,

Le site sur lequel vous êtes actuellement a été imaginé à l’époque où la Mystérieuse Librairie Nantaise n’était qu’à l’état d’embryon. Elle n’avait d’ailleurs même pas de nom. Issu de la plateforme WordPress, ce blog a bien rempli son office de fédérateur de lecteur et de diffiseur d’informations.

A présent, nous en avons exploré les limites et nous constatons que nos besoins ont évolué.

C’est pourquoi depuis quelques mois, un nouveau site était petit à petit élaboré à l’abri des regards. Aujourd’hui, le voici prêt ! Bien sûr, il n’est pas exempt de petites approximations qui seront modifiées prochainement. Mais le petit papillon est là !

Et hop c’est parti…

ici 

http://mysterieuse-librairie.fr/

De l’un, des dés, des pendants : de l’indépendant

4 parutions pour la collection vingt-quatre de l’employé du moi:

 Le type de la photo de Thomas Mathieu : un homme et une femme, chabadabada chabadabada, se promènent dans la rue, ils flânent, prennent des photos et se prennent au jeu de suivre un inconnu en filature tout en s’inventant les vies possibles de l’homme en question . un arrière goût de fenêtre sur cour, mais sympathique . 

Du shimmy dans la vision de Pascal Matthey, les délires enfièvrés d’un enfant se mêlent avec les images de télévision issues des bijoux de la castafiore, lorsque Tournesol s’occupe du réglage, les images s’enchaînent, l’esprit fait le reste . Cet ouvrage est issu d’une proposition sonore lors des 24h de grandpapier.org .

Muriel de Anne simon & Sandrine Martin, Muriel débarque en prison, elle est tellement sous le choc, elle ne se rappelle rien . Est-ce le traumatisme de son geste, est-elle innocente, est-ce que cette curieuse thérapie sonore va l’aider ?….

Chipies de Johan Massez, deux indécrottables semeuses de zizanie, perturbent d’abord leur leçon de musique mais vont s’attirer les foudres d’un épicier et d’une bande de garnements . Elles vont devoir apprendre à assumer leurs actes…

Bon vent pour cette nouvelle collection : vingt-quatre à l’employé du moi .

Canopée, voici le nouvel album de Karine Bernadou chez Atrabile, l’auteur de Croqueuses aux éditions Delcourt et de La femme toute nue chez Sarbacane .

Honnêtement, c’est le genre d’album que vous appréciez le plus quand on vous en parle le moins avant . Telle la petite fille qui grandit, laissez vous conduire dans cette forêt qu’est la vie où les grands méchants hommes vous attendent au détour du chemin . L’image du père est omniprésente, le bestiaire de ses rencontresdes plus fournis : tournesol humain, homme sans visage … Il faut se laisser aller, se laisser charmer par son dessin et partir de l’autre côté de l’arc-en-ciel .

Aux éditions Tanibis, voici Les monstres aux pieds d’argile de Alexandre Kha, reccueil de 6 nouvelles inspirées de classiques de Kafka ou d’E.T.A. Hoffmann… Bestiaire insolite, un singe qui s’est trop bien intégré dans notre société, le Minotaure dans la société moderne, une promesse qui amène à la perte se son reflet et de son ombre . voici un enemble de fables modernes teintées de l’austérité des classiques du fantastique .

Vous êtes vous déjà posé La Question, que peut-on bien faire dans la vie lorsque l’on nait avec un handicape tel que naître avec un pouce à la place du nez, Besseron lui l’a fait . Les scientifiques ont-ils de l’humour en toutes circonstances, Besseron lui l’a fait . Qu’elle est l’espérance de vie d’un extra-terrestre déguisé en lapin dans un bar à chasseurs lors d’un apéro déjà avancé, Besseron lui l’a fait . Est-ce que j’arriverai à faire marrer au moins un mec si je dessine une BD d’histoires courtes complètement allumées, Besseron lui l’a fait avec Snack aux éditions Même pas mal, c’est lui également qui nous avait pondu le pas sérieux Mélo biélo chez Desinge&Hugo&cie .

Si jamais vous n’avez pas le temps d’aller marcher, de vous détendre au grand air, d’appréciercette spontanéité d’un tête à tête avec un sanglier, contentez vous de La vie en montagne de Fabio Ruotolo, publié par Pavesio, l’auteur y propose des petits moments de vie, des événements qui gonflent la poitrine et vous gorgent de souvenirs impérissables . La bonhommie de son trait accentue le ridicule des situations, la sensibilité de ses personnages, et il comble l’absence presque totale de textes .

Une petite touche de sérieux avec De l’autre côté de Simon Schwartz chez Sarbacane, nouveau récit ou un auteur nous donne l’occasion de partager un des évênements atypiques de notre histoire : comment ses parents sont passés de la RDA en RFA . Depuis Goodbye Lenine, La vie des autres, nous avons de plus en plus de témoignages sur un pays situé en plein coeur de l’Europe, mais qui a tenu toute une population dans une ignorance et un déni du monde extérieur. Simon était trop jeune pour comprendre pourquoi lui pouvait voir sa famille des deux côtés du mur, pourquoi une partie des membres de sa famille ne leur ont plus adressé la parole pendant des années : « Et pourquoi au jardin d’enfants, ils ont tous deux mamies et deux papis, et pas moi ? »

L’album bénéficie d’une clarté des propos, d’une mise en page agréable, plein de bonnes choses pour vous faire passer un bon moment .

ah ben c’est sûr, si tu ne fais pas de chroniques …

Ah ben c’est sûr, si tu ne fais pas de chroniques pendant une semaine : ça s’accumule, si tu n’es pas encore débordé, t’inquiète… ça va venir. De plus, on peut dire que les éditeurs ne chôment pas, à moins que ce ne soient les auteurs qui triment pour une simple écuelle d’eau. Remarque Sfar devrait pouvoir récupérer quelques gouttes de champagne à Cannes.

 Titeuf, l’Elève Ducobu, les Schtroumpfs, le Chat du Rabbin, les X-men …c’est à se demander si le cinéma n’a pas déclaré la guerre au milieu de la BD : « Eh, arrêtez de nous piquer les lecteurs. Même s’ils sont soit disant analphabètes, – les vendeurs, je ne vous en parle même pas – au moins ils ont ce qui se rapproche le plus d’un livre entre les mains… ». Je m’égare, cela fait une paye que je ne suis pas allé au cinéma, du coup j’ai eu le temps de lire un peu .

Du manga : « Je ne suis pas un homme » de Usamaru Furuya, aux éditions Casterman, ou comment un pauvre petit gosse de riche glisse sur une peau de banane et se fait mal. Plus sérieusement, ce récit fait beaucoup de bruit au Japon aussi bien pour le roman que pour son adaptation au cinéma. Usamaru Furuya se met en scène, à la recherche du sujet de son prochain ouvrage, il en vient à consulter le site informatique d’un jeune homme dont le récit le capte bien plus qu’il ne pouvait s’y attendre. Issu d’une famille très aisée et doté d’un charisme ensorcellant, Yôzô Oba a toujours fait en sorte de convenir à l’image que ses interlocuteurs semblaient attendre de lui. Les trois photos de sa page d’accueil le dévoilent à 6, 17 et 25 ans et la métamorphose est sidérante entre les deux dernières. Qu’est-ce qui a poussé ce garçon a rejetté le système qui le berçait, lui garantisssant un avenir à l’abri du besoin ? Drame physique et social, ce n’est pas du voyeurisme que de s’attarder sur le parcours et la déchéance de Yôzô Oba . La grande force de tout ceci : le roman date du début xx° siécle, l’histoire se déroulait fin des années 20, et l’adaptation qui nous est proposée s’insère très bien dans notre époque . Je vous conseille également le film d’animation sorti en DVD en début d’année La déchéance d’un homme, distribué par Kaze, à savoir que cette version est beaucoup plus fidèle au roman d’origine .

« La fin du monde, avant le lever du jour » de Inio Asano, ce one-shot de la collection Made in aux éditions Kana est un petit bijou. L’ouvrage est un reccueil de plusieurs nouvelles, les portraits de personnages qui se croisent, la même journée d’une famille vue par les trois membres séparément, les retrouvailles d’anciens camarades de lycée… Cet album allie sensibilité et cruauté de la vie, les personnages aux joues empourprées par le froid ou les émotions qui jaillissent s’opposent avec justesse à la profondeur du reccueillement de ses personnages torturés illustrée par des cases plus sombres et emplies de détails ou d’effets visuels .

Ce que je vous propose ensuite, c’est un virage radical : de la délicatesse d’un film de Kurozawa, passons à la fièvre délirante d’un film de Miike:

Deux tomes 1, « Drifters » et « Black joke » pour un one shot « Innocent » . « Drifters » de Kohta Hirano, qui n’est autre que l’auteur du très perturbé « Hellsing », perle du manga d’horreur déjanté. De Billy le Kid à Jeanne d’arc, en passant par tous types de combattants qui se sont illustrés au cours des affrontements qui ont teinté l’histoire, des guerriers se retrouvent au moment de leur mort, projetés dans un corridor où ils croisent brièvement un égnigmatique bureaucrate qui ne pipe mot. Ils passent illico presto dans un univers où une guerre de grande échelle fait rage. Choisis, élus … quel que soit le terme, l’apprentissage de chacun se fait au fur et à mesure des éléments qu’il assemble :

Le kamikaze qui n’a encore croisé personne qui se retrouve, lors de l’assaut d’un château, face à une meute de dragons, pourquoi irait-il se poser des questions ? On tire dans le tas, on verra le reste plus tard !

« Blake Joke », de Masayuki Taguchi et Kintaro Koike, voici l’opportunité d’apprécier une nouvelle fois le trait du dessinateur de « Battle Royale ». Bienvenue à Neon island, ce n’est pas un paradis tropical mais l’alternative  proposée, suite à l’intégration du Japon comme 51° état des Etats-Unis, pour contenir tout le marché illicite de la drogue, de la prostitution … en un seul endroit, réglementé et encadré. Kiyoshi Kira est l’homme, accompagné de l’innébranlable Doji Kodama, chargé de la sécurité et du bien être des clients de l’hôtel Honsen. Il s’occupe aussi bien du personnel, que des menues attentions offertes aux clients . Sexe, violence, scènes à la moralité douteuse, cela en fait à mes yeux un petit bijou .

Le petit dernier, « Innocent » chez Ki-oon est la collaboration entre orient et occident :Avi Arad, Junichi Fujisaku ainsi que Ko Yasung .C’est l’histoire d’un mec, il est mort, c’est pas juste. Mais comme il était pas tout à fait un saint, il peut pas rentrer au paradis, le mec. Il s’apelle Ash, le mec . Alors Dieu à dit :  » t’as du feu mec ? « 

– AAAAHHH, non arrêtez, lâchez moi, bande d’enmmffmf …..

-Lâche le manga, lâche le manga, tout va bien, calme toi, on va continuer à ta place, c’est pas grâve

-Je crois qu’on a encore perdu un libraire, putain de guerre, putain de Vietnam…

Veuillez nous excuser pour les diggressions de notre malheureux collègue qui mérite un long séjour dans un endroit calme, paisible .

 Ash est effectivement mort, face à cette injustice, le ciel le renvoie sur terre, avec pour mission de sauver ceux qui se retrouvent dans une situation similaire à la sienne . Le hic, dès sa première personne à aider, son passé rejaillit. Il découvre des éléments autour de sa mort et cherche à se venger. Ash ne doit pourtant pas oublier que c’est le ciel qui l’envoie et que certaines règles, il ne peut les enfreindre .

Et là, le petit chat renverse le bol de lait …

Merde, t’as laissé la porte ouverte… Euh, à bientôt pour de nouvelles aventures…                                                                                               …Prends le fusil et le lâche pas cette fois .

T’as pensé à couper l’enregistrement  ?

un petit noir pour deux grands blancs

Bienvenue dans le monde impitoyable de l’édition où les auteurs ne dorment jamais… en tout cas, où ils ne mangent pas beaucoup.

Pour L’infiniment moyen de Fabcaro, nul doute qu’il est passé par une période d’ascétisme pour délirer autant : de la vie de bureau aux vacances, des amis au chien du voisin, toutes les scènes de la vie se succèdent avec une histoire par planche. Si effectivement le dauphin est plus intelligent qu’un chien, pourquoi fait-il  la gueule dans sa niche ? Qui ne rêve pas d’avoir son jeu « identité nationale » pour Noël cette année ? Par contre, la prochaine pub contre le téléchargement illégal des films est quasi insoutenable ! La campagne qui débute aujourd’hui contre le tabac, à coté c’est rien… Peut-on rire de tout et avec tout le monde…? Je n’ai pas fait sous moi – comme à chaque fois que je relis Idées noires deFranquin – mais j’ai passé un super moment de poilade. C’est pas tout ça, mais je ferais bien une partie de jokari maintenant .

Pour se rafraîchir en ces temps de premières chaleurs, que diriez-vous d’une petite ballade, remonter l’océan atlantique, se laisser porter jusqu’en Islande, pays des Vikings ? A la barre de notre drakkar, Jean-Paul Krassinsky et Marc Védrines, les auteurs de La saga des brumes aux éditionsGlénat. A notre bord, Einar et son frère Olaf ainsi que leurs compagnes, bannis pour avoir amener la discorde contre le clan deThorsteinn. La survie sera rude et l’île ne sera pas spécialement paradisiaque…Pour tous ceux qui ont aimé Messire Guillaume .

Si l’Islande est encore trop tempérée à votre goût, le paradoxe vous amènera à lire Celle qui réchauffe l’hiver de Pierre Place aux éditions Delcourt, ouvrage dirigé par David Chauvel. L’histoire des peuples du Grand-Nord, de Aamat « celle qui rechauffe l’hiver », cette jeune femme, survivante des conditions rudes de l’hiver qui pousse parfois les habitants aux sacrifices les plus extrêmes.

Pourtant, cet ouvrage vous offre une succession de récits autour de Aamat, drôles ou attachants, teintés de mysticisme et montre comment leur univers évolue avec l’arrivée des comptoirs de ventes.

L’univers graphique est captivant, à vous donner des rêves d’ours pôlaire ! Le petit plus, si ce genre d’univers vous intéresse, essayez de voir le film Atanarjuat, un summum visuel .

shake shake shake …

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Move your body and come on in my « librairie » (en français dans le texte ) ; que diriez-vous d’une petite sélection, selon que vous souhaitiez travailler les zygomatiques ou bien les méninges, jouer du couteau ou de la corde sensible : welcome in my world !

Commençons avec les bouquins les plus barrés voulez-vous :

West terne, ou comment les tuniques bleues se sont retrouvées isolées derrière leur grande clôture sensée les protéger des vilains Apacheros. Seulement voilà, les femmes ont disparues et il va falloir monter une expédition en territoire ennemi, incognito. Michel Galvin nous présente son nouvel album chez Sarbacane, avec une sur-enchère de grotesque et d’idées pas si farfelues que ça : John Wayne n’a qu’à bien se tenir.

Avec Fables Nautiques de Marine Blandin, petit format de la collection Shampoing chez Delcourt, c’est une invitationvers les grands fonds d’un bassin  de piscine. Mine de rien, on met son maillot, on trempe quelques orteils, et sans s’en apercevoir on est parti pour une apnée jusqu’au terme de la BD. Tout commence avec cette scène touchante d’une petite fille qui vient donner une carotte à son ancien lapin domestique qui repose maintenant dans un cimetière qui va devoir céder sa place à une piscine. Nous retrouverons cette petite fille en petite vieille, terroriste activiste, bombardant inlassablement chaque soir, un des bassins à l’aide d’une carott . Un des maitre-nageur n’a de cesse d’essayer de lui mettre le grappin dessus, mais il se passe d’autres phénomènes inexpliqués : les cuisseuses sont en route, ce n’est pourtant pas la période de leur migration ; Gormone, la danseuse aquatique ne se plait plus dans son palais, les 3 du jacuzzi veulent de nouveaux potins ; et c’est quoi cette histoire de baleine ?

James & La tête X, ces deux là nous offre dans  l’épi aux éditions 6 pieds sous terre un petit précis d’humour autour du monde du travail. Avec sa série Dans Mon Open Space, James relatait les débuts tumultueux d’un stagiaire fraîchement débarqué dans le monde du travail. Là , on se retrouve avec le travailleur qui est déjà conditionné, qui sait pertinamment qu’il se fera engueuler demain par son patron, qui rêve du jour de l’abolition du port de la cravatte … un recueil d’histoires courtes désopilantes .

Voici un match de foot qui résume assez justement ce que je pense de ce sport et de tout ce qu’il véhicule : Athlétic Sport Saint-Etienne – Olympique Lyonnais , ou A.S.S.E./O.L. , ou encore Ass hole . Saint-Etienne – Lyon, c’est l’histoire d’une famille qui rêvait d’assister au match de leur équipe préférée, mais en déplacement…

Du coup , ils ont voulu prendre l’avion , le premier signe qui aurait dû leur mettre la puce à l’oreille, c’est d’avoir oublié la mère à la maison, ou plutôt, en train de courir derrière la voiture. Les preneurs d’otages du front de liberation de la Savoie, c’était peut-être trop évident, mais bon, un petit séjour sur une île après un crash d’avion, cela aide à relativiser, d’ailleurs ne dit-on pas :  » Le nain au sommet de la montagne n’est pas grand pour autant  » -proverbe gréco-japonais .

En ce qui concerne la grande claque visuelle, et l’univers qui mérite que l’on se perde dedans, bienvenue dans CE de Roosevelt auto-édité auxEditions du Canard. Nous en sommes au cinquième sur les onzes tomes de prévus pour cette série qui ose !

J’ai toujours été sous le charme du trait deRoosevelt, créateur du personnage de Juan Alberto, mais  pour cette fois, il nous entraîne de l’autre côté du miroir, avec cet immortel qui ne devrait pas rêver, mais qui du coup se voit ouvrir de nouvelles perspectives. Le fait de passer successivement d’un monde à l’autre va le perturber encore plus, l’amour, la violence, la folie … bienvenue dans le monde de CE .

Un Amour Simple de Bernard Grandjean à La boîte à bulle, collection contre-jour, plein  de poésie et de délicatesse pour cette oeuvre qui raconte l’histoire d’amour de deux résidents d’un asile psychiatrique et qui vont vouloir partir voir la mer. La réussite de ce livre, outre le côté touchant, c’est d’alterner l’humour avec le travail de ceux qui aident ces personnes au quotidien, la moindre sortie au super marché deviens une épreuve digne d’Ulysse. Ce n’est bien évidemment pas une grande nouveauté, il y avait le film  » le Huitième Jour  »  qui était efficace, mais Un Amour Simple a ce charme des lectures simples.

récits de vie , suite …

« L’histoire de Sayo » de Giovanni Masi et Yoshiko Watanabe aux éditions Dargaud. Cet ouvrage présente Sayo, jeune mère d’une petite fille de un an, Miyako, petit bout de chou débordant de vie et de curiosité. Avec son mari, ils résident en Chine, suite à la colonisation par le Japon. Les chinois se sont vus dépossédé d’une partie de leurs biens, donc lorsque le vent tourne en 1942 et que les résidents se retrouvent coupés de la mère patrie, il n’y a pas que l’isolement qui va les marquer mais également le rejet et la pénurie de tout. Sayo, enceinte d’un deuxième enfant, va habiter avec sa sœur (veuve avec deux enfants), voit son mari mobilisé de force, croise d’autres Japonais… Certains disparaîtront en Mandchourie lors de l’avancée russe, d’autres profiteront du malheur de leurs concitoyens pour faire fortune grâce au marché noir.

Cet ouvrage est intéressant au même titre que les récits de ceux qui ont connus les camps sur le territoire américains et autres témoignages d’événements peu ou pas médiatisés. Surtout, on peut très bien l’inscrire dans une partie des œuvres d’Osamu Tezuka qui sont consacrés à l’évolution des Japonais et de leur culture depuis l’ouverture des territoires et du commerce avec l’étranger. L’arbre au soleil, traite de la période Meiji, par les yeux de deux hommes. L’un samouraï va voir ses codes et références s’écrouler, tandis que l’autre, médecin, va découvrir la chirurgie grâce aux livres introduits en cachette sur le territoire. Ayako est la petite fille d’une famille de propriétaires terriens qui vont tout perdre au sortir de la guerre : les richesses et les terrains étant saisis et redistribués. Le père de famille va négocier en douce avec le fils ainé pour l’héritage ; le deuxième enfant revient après avoir été fait prisonnier par les Américains apportant la honte et le déshonneur sur sa famille ; la fille, étudiante va fréquenter les nouveaux mouvements sociaux et politiques qui tentent une nouvelle percée dans ce pays qui doit se reconstruire. Toute l’œuvre est basée sur des événements réels, notamment toute la partie sur la reconstruction du chemin de fer, mais tient sur la chape de mensonges, tromperies … que toute la famille d’Ayako entretient. L’histoire des trois Adolf , Barbara , Shumari , Gringo et Ikki Mandara s’inscrivent également dans cette anthologie .

v’là le printemps

Il fait beau, mais un peu frais en ce moment, encore une bonne raison pour ouvrir un  bouquin ou deux, voire plus. Nous avons la chance d’être trois en magasin, ce qui permet pour vous d’avoir des conseils de lecture assez diversifiés. Mais parfois, nous applaudissons à l’unisson : on vous a conseillé « L’Education des Assassins », et ceux qui nous ont suivis sur ce choix, ma foi, ont été satisfaits.

Avec « Les légendes de la Garde » de David Petersen paru chez Gallimard, nous nous adressons à toute la famille. Cette série comportant deux tomes traduits en France, nous plonge dans un univers onirique peuplé de souris – La Garde – les défenseurs du royaume, face à tous leurs prédateurs, serpents, hibous … Mais face aussi aux traitres au sein de leur communauté. Dans cet univers médiéval, les saisons se succèdent… A l’automne, le premier tome, nous découvrions une jeune recrue intégrer cette prestigieuse ligne de défense. Son apprentissage se fit aux côtés de soldats aguerris et des noms légendaires, surgis du passé, qui vont l’inspirer. « Hiver 1152″, la morsure du froid y est palpable et la nature vue par les yeux d’une souris vous marquera bien plus que vous ne pouviez l’imaginer.

« AX anthologie volume 1 » aux éditions Lezard noir. Pour les allumés du bulbe comme moi, voici une occasion de (re-)découvrir un florilège du manga indépendant de ces 40 dernières années, avec pas moins de 33 auteurs. Ce volume reprend des publications du magazine Garo (1964-2002) et AX son successeur. Bien évidemment, c’est un ouvrage pour public averti, et si vous étiez choqué en feuilletant les séries qui sont proposés au grand public, pour leur violence ou bien leur érotisme, abstenez-vous d’ouvrir cet ouvrage. En revanche, si vous souhaitez découvrir l’étendue de ce que ce média peut vous proposer, la culture nippone, ses bestiaires et ses tabous : précipitez-vous !!!

Voici également l’opportunité de vous dire que nous avons développé le rayon manga indépendant en y intègrant des titres d’auteurs présents dans AX , et d’autres , tous publiés dans les maisons d’éditions suivantes : Imho, Matière, Picquier, Le lézard Noir, Ego comme x, Casterman (collection sakka), Kana (collection made in), Cornelius, Flblb, Dargaud et Soleil (collection quadrants) .

Et pour finir en toute beauté, pour se payer une bonne tranche d’humour, éclatez-vous avec Jésus et Bouddha qui sont venus passer quelques jours parmi nous, histoire de se détendre un peu après ces deux derniers millénaires. Au fait, c’est Jésus qui ressemble à Johnny Depp , ou l’inverse ?

rions un peu

Back to Manolosanctis éditions avec Hécate & Belzébuth des auteurs de Raiju et Raiden ( collection Bayou chez Gallimard ), Melchior-Durand & Sécheresse.

Beaucoup d’humour pour ce recueil d’histoires courtes , où Belzé va vivre une passion torride pour sa dulcinée qu’il a piqué à son ami Gabriel (qui fait parti néanmoins du camp opposé) . Cela aurait pu s’appeller « Belzébuth ou l’histoire d’un démon qui est pris pour un con », mais alors vraiment, hein, et pas que par son supérieur ! Par son ex., ses subalternes, ses potes et tout et tout… Mais, au fond, il ne s’en rend pas bien compte. De toute façon, lorsqu’il rencontre Hécate, au moins il s’éclate !! On peut le résumer crûment , mais c’est du cul, des youkis, des coups de latte : bref du délire !

En guise d’humour un peu limite pour les cœurs sensibles , voici La vie de Norman de Stan Silas aux éditions Makaka . « Je m’appelle Norman , j’ai 8 ans et ma passion c’est tuer les gens« . On ne méfie jamais assez des personnes qui ont une passion pour les masques de Hockey. Heureusement, toujours un peu plus de ceux qui tiennent un couteau de boucher ensanglanté à la main… Plus jamais, on ne m’y reprendra pour la distribution de billets de tombola, à accepter des bonbons au goûter d’anniversaire de Sylvaine , à faire des pâtés de sable avec des bouts de Garance à l’intérieur, ou encore, à avoir des copains qui parlent avec des copains qui eux sont morts. Par contre, on me reprendra peut-être, à relire La vie de Norman un de ces quatre.

Un petit dernier pour la route, en ressortant de derrière les fagots I Luv Halloween de Benjamin Roman et Keith Giffen aux éditions Akiléos . Cette maison nous a habitués à découvrir pas mal de comics en noir & blanc , avec beaucoup de scénars’ originaux tel que Whitheout, adapté au grand écran. Bref , I luv … est une mini série de 3 tomes, format manga, qui raconte à chaque fois une histoire complète d’une journée d’Halloween d’une bande de garnements. Les surprises du chef : une petite fille adorable qui tient à peine sur ses pieds mais qui arrache les dents comme personne, une pléthore de morts vivants, de martiens, du mauvais goût et de l’humour macabre. Pourtant, ils sont si mignons !

cfsl s’engage pour la planète

Voici Brume, un album collectif, qui propose pas moins de 19 récits éductifs, alarmants, de fictions ou ancrés dans notre réalité.

Sachant, en plus, qu’ 1 euro est reversé à la Ligue Protectrice des Oiseaux, voici la possibilité de :

  • – faire un geste envers la nature

– faire un geste envers des démunis ( c’est-à-dire les auteurs de BD, sauf Nerval qui est avocat, La grenouille noire qui est directeur artistique à Hollywood … si tous les dessineux ne mangeaient que des pâtes cela se saurait )

– faire un geste envers vous-même parce que vous le valez bien

Je préfêre honnêtement ( dans la bouche d’un commerçant cela fait toujours drôle ) vous laissez découvrir le contenu de l’ouvrage. Voici seulement la liste des auteurs que vous pouvez retrouver : Melvil , Kalkair , Julia Bax , kim Nguyen , Ludovic Ouali , Julien Alay , Nénent , Miss Yuri , Samkat , Mysday , Nerval , Nicobab , Guillaume Clavery , Paul Drouin , Anael Snoek , La grenouille noire , Rémi Maynègre , Olivier Pichard , Dobbs , Saïmon , Sébastien Viozat , Thomas Allart , Kness avec une introduction deAlain Bougrain-Dubourg. Saluons l’initiative de CFSL ink ( café salé – éditions créatives ).

récits de vies

A l ‘occasion des parutions de début d’année et de deux nouveautés que je souhaite vous soumettre, voici l ‘opportunité de mettre en avant quelques récits de vies.

« Quitter Saigon » de Clément Baloup et « Les Chemins de Traverse » de Maximilien Le Roy et Soulman, tous deux aux éd. La Boite à Bulles.

Dans le premier, Clément Baloup nous propose des témoignages de « Viet Keu » , ces vietnamiens qui vivent désormais loin de chez eux suite à tous les évènements qui ont bouleversé ce pays. Ils abordent aussi bien l’occupation française   que japonaise et américaine ou encore la montée du communisme. C’est une reprise d’un travail publié la première fois en 2006 qu’il a complété et fera l’objet d’un deuxième tome à paraître. Outre des récits touchants ou bouleversants, voici une nouvelle fois l’opportunité de revenir sur l’histoire des habitants du Vietnam, sans pour autant ne montrer que la guerre. Mais plus précisément  les conséquences dans la vie des narrateurs. L’album offre un graphisme magnifique, teinté d’éclats de couleurs qui ponctuent les témoignages. J’en profite pour rappeler le film « Entre Ciel et Terre », qui était le dernier volet de la trilogie d’ Oliver Stone consacrée au Vietnam, qui abordait la vie des réfugiés aux Etats-Unis .

En ce qui concerne le second ouvrage, voici deux témoignages – l’un palestinien, l’autre israélien – qui montrent comment des personnes touchées de plein fouet par ce conflit, peuvent tout faire pour ne pas être aveuglées par la rancune. Osama Abu Ayash et sa femme ne compte plus les victimes au sein de leur famille. Ils font néanmoins parti tous deux du forum israêlo-palestinien « Le cercle des familles », réunissant les familles meurtries de part et d’autre. Le deuxième récit est celui de Matan Cohen qui milite pour que ses compatriotes ouvrent les yeux et refusent l’endoctrinement de l’état israélien, loin de tout type de débat et d’ouverture aux négociations.

Parmi tous les autres albums qui présentent de tels témoignages, laissez-moi vous amener à découvrir la maison d’édition Vertige Graphic qui a fait la part belle aux récits biographiques populaires, des quatre coins du monde avec notamment :

« L’Intruse », « L’Étincelle ». Ces titres ou séries (à découvrir à la librairie) relatent l’histoire d’un ou plusieurs individus témoins de l’Histoire. Au même titre que « Maus »,d’Art Spiegelman, « Gen d’Hiroshima » de Keiji Nakazawa a eu un retentissement mondial car il traite de son expérience familiale lors des évènements qui ont touchés le Japon, juste avant l’explosion de « Little Boy ». Jusqu’à la révélation au grand public, des années plus tard, de la réalité des évènemeLnts et des conséquences de la bombe. « L’étincelle » de Park Tae-Ok et Choi Ho-Cheol relate la vie d’un jeune coréen juste aprés la scission de son pays dès l’automne 59. Le point commun entre ces deux oeuvres est que l’on voit le parcours de jeunes gens qui se voient obligés d’assumer des lourdes responsabilités malgré leur très jeune âge dans des pays qui tentent de se reconstruire.

Pour « L’Intruse » de Ronnie et Oko, le regard extérieur d’une femme, militante pour le droit de ses soeurs , a décidée de se rendre en Israêl et en Palestine afin de se rendre compte par elle même de la situation. Et surtout voir à se rendre utile de quelque façon que ce soit. 3 tomes  pour 3 voyages sur place, le premier pour la découverte des deux pays, les conditions de vies de déplacement sur les territoires. Les deux suivants s’arrêtant l’un sur ses échanges avec les palestiniens , l’autre les israëliens.

Le dernier ouvrage de ma séléction n’est autre que l’adaptation du livre de Howard Zinn : « Une Histoire Populaire de l’Empire Américain » ; en collaboration avec Mike Konopacki et Paul Buhle. Ce livre fait état des évènements majeurs de cette nation depuis la fin des guerres indiennes à nos jours,  des grands mouvements syndicaux aux implications aux Philippines ou au Vietnam ; les grands mouvements de grêve dans les milieux ouvriers , le scandale de l’Irangate …

Bonne lecture !

si vous êtes curieux du japon

« Le Japon : de la guerre de papa à l’uterus de maman … » , voici l ‘ intitulé de l’émission du jeudi 20 janvier, diffusée sur France-Inter de 21h00 à 21h50  » Partir avec … » animée par Sandra Freeman. Les invités Jean-Marie Bouisson et Agnès Giard, respectivement auteurs,  entre autre de :  » Manga , histoire et univers de la BD japonaise  » aux éditions Philippe Picquier et  » L’imaginaire érotique au Japon «  édition Drugstore. L’ émission proposait d’expliquer la rupture culturelle, suite à la défaite du Japon, des valeurs inculquées ainsi que que de la perception que l’on peut avoir des mangas. Si vous souhaitez comprendre la philosophie actuelle des japonnais et leur rapport avec la sexualité. Bonne écoute.

 

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/partir-avec-sandra-freeman/index.php?id=100337

on ne voit pas toujours tout du 1er coup d’oeil

Un petit mot pour vous présenter la maison d’édition Manolosanctis , qui a commencé à publier depuis Juin 2010 et compte déjà une quinzaine de titres. Cinq sont à paraitre en ce mois de janvier  et quatre supplémentaires suivront. Nous avons pu rencontrer une équipe dynamique et volontaire à Saint-Malo lors de la dernière édition de Quai des Bulles.  L’échange ayant été sympathique , il me tardait de découvrir plus amplement leurs publications .

Actuellement en magasin , vous trouvez à disposition :  » Antigone » , « Luluabourg » , « Oklahoma boy » , « Succube » , « 13m28 » , « Desert park » .

Pour ma part, il y en a trois parmi ceux-ci qui  dénotent, (sachant que l’on est plus proche des BD indépendantes que du franco-belge classique et très loin de la famille Soleil). Tout d’abord, Luluabourg de Nicolas Pitz : voici l’histoire que je vais vous raconter, elle ne se passe pas en Provence au pays des santons, mais au-delà de la France au milieu des bûcherons .

Yvon, jeune belge, vit avec son père dans les bois au gré des chantiers, et au début du xx siècle, la consommation de charbon ne leur laisse pas l’opportunité de voir grand chose d’autre. Le jeune homme souhaite s’affirmer et voir du pays. Il va donc quitter son milieu pour la ville, aux prémisses de la seconde guerre mondiale , et en même temps qu’il s’initie aux relations amoureuses et à de nouvelles expériences, la guerre et quelques soldats germaniques débarquent sans crier gare.

Je vous laisse découvrir son histoire, c’est un tome 1, mais la série ne devrait pas excéder trois ou quatre volumes.

J’avais découvert Thomas Gilbert avec Bjorn le Morphyr publié chez Casterman et le deuxième tome vient tout juste de paraître. C’est une série destinée à un public jeunesse, et plus si affinité, qui me plaisait aussi bien narrativement que graphiquement. Le voici donc chez ce nouvel éditeur avec deux volumes parus relatant le parcours de Oklahoma Boy , qui ne sont pas sans rappeler Johnny Got his Gun . Le volume 1 (couverture ci-contre), aborde son enfance, il vit seul avec son pasteur de père, dans une Amérique puritaine. Suite aux remarques de son institutrice sur son comportement en classe et les idées que son père lui a inculquées, il se retrouve à grandir à la maison dans une promiscuité encore plus étouffante entre les deux hommes. L’idéologie, les discussions père-fils, les rapports aux autres, il y a vraiment beaucoup de choses à se mettre sous la dent.

Votre digestion finie, j’ose espérer que vous avez l’estomac bien accroché. Oklahoma, pour le deuxième volume, se retrouve dans l’enfer des tranchées, comment un simple aumônier se retrouve dans un bataillon d’élite à se battre à coup de baillonnettes. Voici encore un album qui réussit à décrire la folie et l’horreur dans lesquelles ces hommes se sont retrouvés plongés. Honnêtement, ce sont les deux albums qui m’ont le plus intéressé chez cet éditeur, pour l’instant.

Enfin, un mot à propos de 13M28, une oeuvre collective , ce n’est pas un cadavre exquis mais nous restons dans l’idée. Plusieurs auteurs partent sur la base d’une histoire mise en place par Raphael B., chacun est libre de reprendre les éléments qu’il souhaite, du moment que cela reste dans le cadre de l’histoire. L’exercice n’est pas nouveau , on devine également tous les échanges que les auteurs et l’éditeur ont dû avoir pour que cela reste cohérent. Etant donné que c’est une oeuvre collective, elle est un peu inégale en terme de graphisme et de narration. Donc tout n’est peut-être pas du goût du lecteur, mais l’ensemble est plutôt plaisant.

La base : des amis se retrouvent à une soirée, dans un appartement sous les toits de Paris. On retrouve tous les charmes de ce genre d’ambiance, les retrouvailles, les ragots, les ex pour qui  tout n’est pas toujours fini … toujours est-il , que lorsque l’un d’entre-eux tombe du 4e étage et fait « PLOUF », tout bascule. C’est le genre de moment où on peut se demander qu’est-ce qui est le plus important : qu’est-ce qui s’est passé ? Ou qu’est-ce que l’on va devenir ? …

Bonne lecture , et VIVE ZORGLUB !!!

autres titres…

De l’humour avec le duo de Spoon & White,  le huitième album est paru en fin d’année, et c’est un réel bonheur de retrouver ces deux loosers.

Spoon, le nabot, est fan de Clint Eastwood, il se ballade donc avec un Magnum plus gros que lui. Cela n’empêche qu’il a tout de même trouvé la place pour glisser une peluche Goofy dans ses poches. White pour sa part, est le grand benêt par excellence ; le seul moyen qu’il a trouvé pour s’acheter, à défaut d’une conduite, au moins une carte de visite : ses ancêtres auraient débarqués du Mayflower. Ces deux zigottos sont amoureux de la plantureuse Courtney Balconi, journaliste à BNN. Cette chaîne d’informations qui couvre les moments chauds sert de prétextes à leurs aventures. Chaque album est une aventure complète, introduite en général par une bavure de leur cru.

Les albums précédents étaient à chaque fois un clin d’oeil à un genre cinématographique, celui-ci fait référence à LOST. Cette série ne fait pas partie de ma culture personnelle, cela ne m’a pas pour autant gêné dans ma lecture . BONNE POILADE …

SAMBRE – WERNER & CHARLOTTE tome 1

Une nouvelle époque de la saga des Sambre s’ouvre à nous. A peine ai-je commencé ma lecture que le charme agit de nouveau. Tous les personnages s’imposent par leur présence, il n’y a pas de petits rôles dans cette histoire familiale ancrée dans la folie .

Augustin et sa fille Jeanne-Sophie ont fui en Autriche suite à leurs frasques respectives, et ils tentent de retrouver de bonnes grâces par le biais de l’amitié naissante entre Charlotte et la future reine de France Marie-Antoinette. Charlotte étant l’opposée de sa mère et de son grand-père, les relations ne sont pas au mieux, l’arrivée du jeune Werner va bouleverser leur projet .

SAMBRE est une oeuvre magistrale, avec une réelle densité littéraire, qui fait partie des incontournables .

GOSICH deux tomes parus. Nous sommes en 1924, un jeune japonais arrive dans une école privée en Suisse qui accueille les rejetons de la haute société. Ce manga cumule plusieurs récits qui se succèdent chronologiquement et qui étayent une intrigue globale. Chaque histoire est une enquête que Kazuya va devoir résoudre avec l’aide de l’énigmatique Victorica recluse au sommet de la bibliothèque et sous la pression de l’inspecteur Greville de Blois qui n’a de cesse d’accabler notre héros.

L’histoire joue sur les légendes urbaines que peuvent véhiculer les élèves, l’une d’entre elles, la première, exclut Kazuya de toute amitié possible avec ses camarades : « Le voyageur du printemps apportera la mort » ; venant du Japon (l’ile du printemps), ils voient tous en lui un mauvais augure. Lorsque on le découvre auprès d’un motard décapité, les dés en sont jetés. Une série teintée d’humour de bonne distraction, notamment pour ceux qui aiment Kaori Yuki  .

Bienvenue dans l’aventure avec NOUVEAU MONDE. Voici une histoire qui nous offre un savoureux mélange entre un dessin agréable et un scénario palpitant. L’amérique du XVIII° siècle, tout commence par un naufrage, quelques survivants doivent se débarrasser des naufrageurs qui les attendent sur la côte. Emie, notre héroïne, va devoir mener sa troupe au travers des territoires indiens, pendant que Français et Anglais se livrent une guerre sans merci.

Un récit « simple » et efficace , des personnages qui nous forment une drôle d’équipe , le bien être de chacun repose vraiment sur une très fine couche de glace.

enfin, je peux reprendre mon activité de lecteur…

Premier weekend de disponible et voici enfin l’occasion de se replonger dans la lecture des nouveautés. D’abord, les coups de coeur :

100 Bullets : épisode 11 de la série, terminée aux Etats-Unis, nous en sommes à la moitié publiée en france.

Pour cette fois,  nous sommes plongés dans l’histoire de Wyllie Times, comme à chaque fois nous avons une histoire complète qui s’inscrit dans l’histoire globale de la série. La thématique de base, nous découvrons toute une galerie de personnages qui se voient offrir par le mystérieux agent GRAVES une arme non identifiable, 100 balles et tout un dossier aboutissant à une cible « personnalisée ». La personne en question étant à chaque fois à l’origine de la déchéance  ou du malheurqui touche celui ou celle qui se voit échoir ce bruyant cadeau.

Très vite, on va pouvoir découvrir que les personnage ne choisissent pas toujours de se venger, que bien souvent la manipulation est le maître atout de l’agent GRAVES, et bien évidemment, tout est programmé dans son propre intérêt. Son histoire personnelle est la trame de fond, la plupart des protagonistes n’ont pas qu’un rôle de second plan. Et surtout, on est dans du polar des plus sombre qu’il soit.

Périple pour l’échafaud : le blues du minuteman.

Encore du comics ! Comme le précedent, nous sommes bien loin des « supers-slips »,  John Constantine HELLBLAZER est reconnu comme exorciste notoire mais maudit par tous ses « confrères » de l’occulte, honnis par tous ses proches et amis qui voient tous leur vie volée en éclats grâce à lui ; heureusement que quelques démons souhaitent dilapider ce qui reste de son âme, sinon sa vie manquerait de chaleur.

« Un Talent Unique »  recueille quatre histoires indépendantes : la première revient sur son enfance ( c’est pas du Olliver Twist mais…) et sur sa particularité première, la manipulation d’autrui. La deuxième relate une petite soirée entre amis, la fine fleur britanique de l’occulte qui n’a rien trouvé de mieux que d’inviter JOHN à prendre la parole. Ce qui peut rendre désagréable un invité, c’est quand il vient « accompagné ». Les deux autres sont tout aussi trucculentes.

L’Education des Assassins était un coup de coeur commun et unanime de vos trois libraires préférés. Malgré une couverture qui ne met pas en valeur ce deuxième volet de la trilogie, je reste convaincu que c’est une exellente série, originale et belle graphiquement.

Point d’insecte géant dans cet ouvrage ! En revanche, les révélations sur le destin de ces quatre enfants arrachés à leur vie traditionnelle en contact avec la nature pour le lourd fardeau de l’esclavage continuent avec efficacité.

Le Réseau Bombyce , voici non pas venu le temps des rires et des chants, sur les toits de Bordeaux, ce n’est pas tous les jours le printemps, mais plutôt, à vous verrez… Pour tous ceux qui ont eu la patience et la foi en Cecil, voici l’ultime chapitre de cette magnifique trilogie qui nous réserve  un dénouement qui pourra en surprendre plus d’un .

Pour vivre heureux, vivons caché !

Oui, mais pour vivre riches et célèbres, et surtout pleinement épanouis, vivons sous le feu des projecteurs ! Qui dit « mystérieuse librairie » dit nécessairement libraires. Préservons encore quelques semaines les secrets liés à ce futur établissement, mais levons dès à présent le voile sur ceux qui la feront vivre au quotidien.

Qui sommes-nous ? Emmanuel, Gérald et Romain, bien sûr… Comment, cela ne suffit pas ? Alors, disons que, si vous aimez la BD, le comics ou le manga, nos chemins se sont sûrement croisés à de nombreuses reprises. En effet, nous faisions partie de l’équipe de la librairie Album, située au Passage Pommeraye à Nantes. Et si l’aventure s’est achevée le 15 mai dernier, notre longue histoire d’amour avec le 9ème Art ne s’arrête pas là. Notre portrait s’affine, non ?

Ainsi, si nous précisons que nous allons continuer à vous faire partager notre passion, nos coups de cœur, notre expérience et que vous allez explorer des horizons jusque-là insoupçonnés dans une librairie où vous vous sentirez chez vous, là, je suppose que vous cernez un peu plus le sujet !

Sans parler des rencontres, des débats, des « workshops », des dédicaces, des expositions,…

Alors, y a-t-il encore un mystère ? Non, juste une formidable expérience sur le point de naître à Nantes…

Soyez vigilant, cela arrive…