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Chrysalide et papillon

Bonjour,

Le site sur lequel vous êtes actuellement a été imaginé à l’époque où la Mystérieuse Librairie Nantaise n’était qu’à l’état d’embryon. Elle n’avait d’ailleurs même pas de nom. Issu de la plateforme WordPress, ce blog a bien rempli son office de fédérateur de lecteur et de diffiseur d’informations.

A présent, nous en avons exploré les limites et nous constatons que nos besoins ont évolué.

C’est pourquoi depuis quelques mois, un nouveau site était petit à petit élaboré à l’abri des regards. Aujourd’hui, le voici prêt ! Bien sûr, il n’est pas exempt de petites approximations qui seront modifiées prochainement. Mais le petit papillon est là !

Et hop c’est parti…

ici 

http://mysterieuse-librairie.fr/

De l’un, des dés, des pendants : de l’indépendant

4 parutions pour la collection vingt-quatre de l’employé du moi:

 Le type de la photo de Thomas Mathieu : un homme et une femme, chabadabada chabadabada, se promènent dans la rue, ils flânent, prennent des photos et se prennent au jeu de suivre un inconnu en filature tout en s’inventant les vies possibles de l’homme en question . un arrière goût de fenêtre sur cour, mais sympathique . 

Du shimmy dans la vision de Pascal Matthey, les délires enfièvrés d’un enfant se mêlent avec les images de télévision issues des bijoux de la castafiore, lorsque Tournesol s’occupe du réglage, les images s’enchaînent, l’esprit fait le reste . Cet ouvrage est issu d’une proposition sonore lors des 24h de grandpapier.org .

Muriel de Anne simon & Sandrine Martin, Muriel débarque en prison, elle est tellement sous le choc, elle ne se rappelle rien . Est-ce le traumatisme de son geste, est-elle innocente, est-ce que cette curieuse thérapie sonore va l’aider ?….

Chipies de Johan Massez, deux indécrottables semeuses de zizanie, perturbent d’abord leur leçon de musique mais vont s’attirer les foudres d’un épicier et d’une bande de garnements . Elles vont devoir apprendre à assumer leurs actes…

Bon vent pour cette nouvelle collection : vingt-quatre à l’employé du moi .

Canopée, voici le nouvel album de Karine Bernadou chez Atrabile, l’auteur de Croqueuses aux éditions Delcourt et de La femme toute nue chez Sarbacane .

Honnêtement, c’est le genre d’album que vous appréciez le plus quand on vous en parle le moins avant . Telle la petite fille qui grandit, laissez vous conduire dans cette forêt qu’est la vie où les grands méchants hommes vous attendent au détour du chemin . L’image du père est omniprésente, le bestiaire de ses rencontresdes plus fournis : tournesol humain, homme sans visage … Il faut se laisser aller, se laisser charmer par son dessin et partir de l’autre côté de l’arc-en-ciel .

Aux éditions Tanibis, voici Les monstres aux pieds d’argile de Alexandre Kha, reccueil de 6 nouvelles inspirées de classiques de Kafka ou d’E.T.A. Hoffmann… Bestiaire insolite, un singe qui s’est trop bien intégré dans notre société, le Minotaure dans la société moderne, une promesse qui amène à la perte se son reflet et de son ombre . voici un enemble de fables modernes teintées de l’austérité des classiques du fantastique .

Vous êtes vous déjà posé La Question, que peut-on bien faire dans la vie lorsque l’on nait avec un handicape tel que naître avec un pouce à la place du nez, Besseron lui l’a fait . Les scientifiques ont-ils de l’humour en toutes circonstances, Besseron lui l’a fait . Qu’elle est l’espérance de vie d’un extra-terrestre déguisé en lapin dans un bar à chasseurs lors d’un apéro déjà avancé, Besseron lui l’a fait . Est-ce que j’arriverai à faire marrer au moins un mec si je dessine une BD d’histoires courtes complètement allumées, Besseron lui l’a fait avec Snack aux éditions Même pas mal, c’est lui également qui nous avait pondu le pas sérieux Mélo biélo chez Desinge&Hugo&cie .

Si jamais vous n’avez pas le temps d’aller marcher, de vous détendre au grand air, d’appréciercette spontanéité d’un tête à tête avec un sanglier, contentez vous de La vie en montagne de Fabio Ruotolo, publié par Pavesio, l’auteur y propose des petits moments de vie, des événements qui gonflent la poitrine et vous gorgent de souvenirs impérissables . La bonhommie de son trait accentue le ridicule des situations, la sensibilité de ses personnages, et il comble l’absence presque totale de textes .

Une petite touche de sérieux avec De l’autre côté de Simon Schwartz chez Sarbacane, nouveau récit ou un auteur nous donne l’occasion de partager un des évênements atypiques de notre histoire : comment ses parents sont passés de la RDA en RFA . Depuis Goodbye Lenine, La vie des autres, nous avons de plus en plus de témoignages sur un pays situé en plein coeur de l’Europe, mais qui a tenu toute une population dans une ignorance et un déni du monde extérieur. Simon était trop jeune pour comprendre pourquoi lui pouvait voir sa famille des deux côtés du mur, pourquoi une partie des membres de sa famille ne leur ont plus adressé la parole pendant des années : « Et pourquoi au jardin d’enfants, ils ont tous deux mamies et deux papis, et pas moi ? »

L’album bénéficie d’une clarté des propos, d’une mise en page agréable, plein de bonnes choses pour vous faire passer un bon moment .

ah ben c’est sûr, si tu ne fais pas de chroniques …

Ah ben c’est sûr, si tu ne fais pas de chroniques pendant une semaine : ça s’accumule, si tu n’es pas encore débordé, t’inquiète… ça va venir. De plus, on peut dire que les éditeurs ne chôment pas, à moins que ce ne soient les auteurs qui triment pour une simple écuelle d’eau. Remarque Sfar devrait pouvoir récupérer quelques gouttes de champagne à Cannes.

 Titeuf, l’Elève Ducobu, les Schtroumpfs, le Chat du Rabbin, les X-men …c’est à se demander si le cinéma n’a pas déclaré la guerre au milieu de la BD : « Eh, arrêtez de nous piquer les lecteurs. Même s’ils sont soit disant analphabètes, – les vendeurs, je ne vous en parle même pas – au moins ils ont ce qui se rapproche le plus d’un livre entre les mains… ». Je m’égare, cela fait une paye que je ne suis pas allé au cinéma, du coup j’ai eu le temps de lire un peu .

Du manga : « Je ne suis pas un homme » de Usamaru Furuya, aux éditions Casterman, ou comment un pauvre petit gosse de riche glisse sur une peau de banane et se fait mal. Plus sérieusement, ce récit fait beaucoup de bruit au Japon aussi bien pour le roman que pour son adaptation au cinéma. Usamaru Furuya se met en scène, à la recherche du sujet de son prochain ouvrage, il en vient à consulter le site informatique d’un jeune homme dont le récit le capte bien plus qu’il ne pouvait s’y attendre. Issu d’une famille très aisée et doté d’un charisme ensorcellant, Yôzô Oba a toujours fait en sorte de convenir à l’image que ses interlocuteurs semblaient attendre de lui. Les trois photos de sa page d’accueil le dévoilent à 6, 17 et 25 ans et la métamorphose est sidérante entre les deux dernières. Qu’est-ce qui a poussé ce garçon a rejetté le système qui le berçait, lui garantisssant un avenir à l’abri du besoin ? Drame physique et social, ce n’est pas du voyeurisme que de s’attarder sur le parcours et la déchéance de Yôzô Oba . La grande force de tout ceci : le roman date du début xx° siécle, l’histoire se déroulait fin des années 20, et l’adaptation qui nous est proposée s’insère très bien dans notre époque . Je vous conseille également le film d’animation sorti en DVD en début d’année La déchéance d’un homme, distribué par Kaze, à savoir que cette version est beaucoup plus fidèle au roman d’origine .

« La fin du monde, avant le lever du jour » de Inio Asano, ce one-shot de la collection Made in aux éditions Kana est un petit bijou. L’ouvrage est un reccueil de plusieurs nouvelles, les portraits de personnages qui se croisent, la même journée d’une famille vue par les trois membres séparément, les retrouvailles d’anciens camarades de lycée… Cet album allie sensibilité et cruauté de la vie, les personnages aux joues empourprées par le froid ou les émotions qui jaillissent s’opposent avec justesse à la profondeur du reccueillement de ses personnages torturés illustrée par des cases plus sombres et emplies de détails ou d’effets visuels .

Ce que je vous propose ensuite, c’est un virage radical : de la délicatesse d’un film de Kurozawa, passons à la fièvre délirante d’un film de Miike:

Deux tomes 1, « Drifters » et « Black joke » pour un one shot « Innocent » . « Drifters » de Kohta Hirano, qui n’est autre que l’auteur du très perturbé « Hellsing », perle du manga d’horreur déjanté. De Billy le Kid à Jeanne d’arc, en passant par tous types de combattants qui se sont illustrés au cours des affrontements qui ont teinté l’histoire, des guerriers se retrouvent au moment de leur mort, projetés dans un corridor où ils croisent brièvement un égnigmatique bureaucrate qui ne pipe mot. Ils passent illico presto dans un univers où une guerre de grande échelle fait rage. Choisis, élus … quel que soit le terme, l’apprentissage de chacun se fait au fur et à mesure des éléments qu’il assemble :

Le kamikaze qui n’a encore croisé personne qui se retrouve, lors de l’assaut d’un château, face à une meute de dragons, pourquoi irait-il se poser des questions ? On tire dans le tas, on verra le reste plus tard !

« Blake Joke », de Masayuki Taguchi et Kintaro Koike, voici l’opportunité d’apprécier une nouvelle fois le trait du dessinateur de « Battle Royale ». Bienvenue à Neon island, ce n’est pas un paradis tropical mais l’alternative  proposée, suite à l’intégration du Japon comme 51° état des Etats-Unis, pour contenir tout le marché illicite de la drogue, de la prostitution … en un seul endroit, réglementé et encadré. Kiyoshi Kira est l’homme, accompagné de l’innébranlable Doji Kodama, chargé de la sécurité et du bien être des clients de l’hôtel Honsen. Il s’occupe aussi bien du personnel, que des menues attentions offertes aux clients . Sexe, violence, scènes à la moralité douteuse, cela en fait à mes yeux un petit bijou .

Le petit dernier, « Innocent » chez Ki-oon est la collaboration entre orient et occident :Avi Arad, Junichi Fujisaku ainsi que Ko Yasung .C’est l’histoire d’un mec, il est mort, c’est pas juste. Mais comme il était pas tout à fait un saint, il peut pas rentrer au paradis, le mec. Il s’apelle Ash, le mec . Alors Dieu à dit :  » t’as du feu mec ? « 

– AAAAHHH, non arrêtez, lâchez moi, bande d’enmmffmf …..

-Lâche le manga, lâche le manga, tout va bien, calme toi, on va continuer à ta place, c’est pas grâve

-Je crois qu’on a encore perdu un libraire, putain de guerre, putain de Vietnam…

Veuillez nous excuser pour les diggressions de notre malheureux collègue qui mérite un long séjour dans un endroit calme, paisible .

 Ash est effectivement mort, face à cette injustice, le ciel le renvoie sur terre, avec pour mission de sauver ceux qui se retrouvent dans une situation similaire à la sienne . Le hic, dès sa première personne à aider, son passé rejaillit. Il découvre des éléments autour de sa mort et cherche à se venger. Ash ne doit pourtant pas oublier que c’est le ciel qui l’envoie et que certaines règles, il ne peut les enfreindre .

Et là, le petit chat renverse le bol de lait …

Merde, t’as laissé la porte ouverte… Euh, à bientôt pour de nouvelles aventures…                                                                                               …Prends le fusil et le lâche pas cette fois .

T’as pensé à couper l’enregistrement  ?

un petit noir pour deux grands blancs

Bienvenue dans le monde impitoyable de l’édition où les auteurs ne dorment jamais… en tout cas, où ils ne mangent pas beaucoup.

Pour L’infiniment moyen de Fabcaro, nul doute qu’il est passé par une période d’ascétisme pour délirer autant : de la vie de bureau aux vacances, des amis au chien du voisin, toutes les scènes de la vie se succèdent avec une histoire par planche. Si effectivement le dauphin est plus intelligent qu’un chien, pourquoi fait-il  la gueule dans sa niche ? Qui ne rêve pas d’avoir son jeu « identité nationale » pour Noël cette année ? Par contre, la prochaine pub contre le téléchargement illégal des films est quasi insoutenable ! La campagne qui débute aujourd’hui contre le tabac, à coté c’est rien… Peut-on rire de tout et avec tout le monde…? Je n’ai pas fait sous moi – comme à chaque fois que je relis Idées noires deFranquin – mais j’ai passé un super moment de poilade. C’est pas tout ça, mais je ferais bien une partie de jokari maintenant .

Pour se rafraîchir en ces temps de premières chaleurs, que diriez-vous d’une petite ballade, remonter l’océan atlantique, se laisser porter jusqu’en Islande, pays des Vikings ? A la barre de notre drakkar, Jean-Paul Krassinsky et Marc Védrines, les auteurs de La saga des brumes aux éditionsGlénat. A notre bord, Einar et son frère Olaf ainsi que leurs compagnes, bannis pour avoir amener la discorde contre le clan deThorsteinn. La survie sera rude et l’île ne sera pas spécialement paradisiaque…Pour tous ceux qui ont aimé Messire Guillaume .

Si l’Islande est encore trop tempérée à votre goût, le paradoxe vous amènera à lire Celle qui réchauffe l’hiver de Pierre Place aux éditions Delcourt, ouvrage dirigé par David Chauvel. L’histoire des peuples du Grand-Nord, de Aamat « celle qui rechauffe l’hiver », cette jeune femme, survivante des conditions rudes de l’hiver qui pousse parfois les habitants aux sacrifices les plus extrêmes.

Pourtant, cet ouvrage vous offre une succession de récits autour de Aamat, drôles ou attachants, teintés de mysticisme et montre comment leur univers évolue avec l’arrivée des comptoirs de ventes.

L’univers graphique est captivant, à vous donner des rêves d’ours pôlaire ! Le petit plus, si ce genre d’univers vous intéresse, essayez de voir le film Atanarjuat, un summum visuel .

Satisfaction 1 / Fiel 0

Ah, j’avais envie de dire du mal, d’être particulièrement critique et acerbe sur deux titres parus récemment. Ils avaient en commun, outre leur petit format, de fleurer bon le nombrilisme à la mode et la superficialité inhérente à ces albums vite lus, vite oubliés. Armé de ces préjugés « antelecture », je me faisais une joie de les démonter et vite lesrenvoyer à l’anonymat duquel (pensai-je) ils n’auraient pas dû sortir…

Alors pourquoi, me direz-vous, ai-je lu «  Yessika, Voyance, Amour, Travail, Argent » de Isabelle Bauthian et Rebecca Morse (éd.Drugstore) et « Les Autres Gens » de Thomas Cadène et plein d’autres (éd.Dupuis) ? Par curiosité et professionalisme, les deux mamelles nourricières du libraire !

Et force est d’admettre que j’ai été capté par les deux, voire séduit, par la fluidité et l’intelligence d’écriture de ces ouvrages. « Yessika » offre le témoignage de Stéphanie, étudiante qui, pour arrondir ses fins de mois, travaille au standard d’une entreprise de voyance. Humour de situation et cas de conscience se succèdent au fil de cette « histoire vraie » qui rappelle que tout un chacun cherche réconfort et réponse là où il peut. Et qu’il y aura toujours quelqu’un pour en tirer profit ! En bref, c’est frais, c’est beau, c’est plaisant et cerise sur le gateau, ça fait (un peu) réfléchir.

Pour « Les Autres Gens », comme beaucoup, j’étais allé fouiller du côté du site (http://www.lesautresgens.com/) sans trop de conviction, attendant la sortie album tant annoncée. Bien sûr, je souscrivai à l’initiative internet, innovante et stimulante. J’étais plus dubitatif quant à l’histoire. Voilà l’ouvrage papier entre les mains. Honte sur moi, je fus happé par cette « bédénovela ». On se prend au jeu de Thomas Cadene, scénariste omnipotent qui orchestre les vies imbriquées de multiples personnages, dépeints – entre autres – par Vives, Singeon ou Mousse. Hippolyte et Mathilde liés par la fortune, Emmanuel et Camille les amis fluctuants, les parents, les proches, les voisins, les gentils, les méchants, les autres… Alors, évidemment, on ne pourra pas s’empêcher de se dire que nous aussi on aimerait bien avoir les problèmes de cette « pauvre petite fille riche parisienne », mais ce serait bouder son plaisir.

Ainsi, le perfide (et bifide) serpent qui sommeillait en moi en fut pour ses frais et c’est sereinement que je vous conseille la lecture de ces deux albums… !

shake shake shake …

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Move your body and come on in my « librairie » (en français dans le texte ) ; que diriez-vous d’une petite sélection, selon que vous souhaitiez travailler les zygomatiques ou bien les méninges, jouer du couteau ou de la corde sensible : welcome in my world !

Commençons avec les bouquins les plus barrés voulez-vous :

West terne, ou comment les tuniques bleues se sont retrouvées isolées derrière leur grande clôture sensée les protéger des vilains Apacheros. Seulement voilà, les femmes ont disparues et il va falloir monter une expédition en territoire ennemi, incognito. Michel Galvin nous présente son nouvel album chez Sarbacane, avec une sur-enchère de grotesque et d’idées pas si farfelues que ça : John Wayne n’a qu’à bien se tenir.

Avec Fables Nautiques de Marine Blandin, petit format de la collection Shampoing chez Delcourt, c’est une invitationvers les grands fonds d’un bassin  de piscine. Mine de rien, on met son maillot, on trempe quelques orteils, et sans s’en apercevoir on est parti pour une apnée jusqu’au terme de la BD. Tout commence avec cette scène touchante d’une petite fille qui vient donner une carotte à son ancien lapin domestique qui repose maintenant dans un cimetière qui va devoir céder sa place à une piscine. Nous retrouverons cette petite fille en petite vieille, terroriste activiste, bombardant inlassablement chaque soir, un des bassins à l’aide d’une carott . Un des maitre-nageur n’a de cesse d’essayer de lui mettre le grappin dessus, mais il se passe d’autres phénomènes inexpliqués : les cuisseuses sont en route, ce n’est pourtant pas la période de leur migration ; Gormone, la danseuse aquatique ne se plait plus dans son palais, les 3 du jacuzzi veulent de nouveaux potins ; et c’est quoi cette histoire de baleine ?

James & La tête X, ces deux là nous offre dans  l’épi aux éditions 6 pieds sous terre un petit précis d’humour autour du monde du travail. Avec sa série Dans Mon Open Space, James relatait les débuts tumultueux d’un stagiaire fraîchement débarqué dans le monde du travail. Là , on se retrouve avec le travailleur qui est déjà conditionné, qui sait pertinamment qu’il se fera engueuler demain par son patron, qui rêve du jour de l’abolition du port de la cravatte … un recueil d’histoires courtes désopilantes .

Voici un match de foot qui résume assez justement ce que je pense de ce sport et de tout ce qu’il véhicule : Athlétic Sport Saint-Etienne – Olympique Lyonnais , ou A.S.S.E./O.L. , ou encore Ass hole . Saint-Etienne – Lyon, c’est l’histoire d’une famille qui rêvait d’assister au match de leur équipe préférée, mais en déplacement…

Du coup , ils ont voulu prendre l’avion , le premier signe qui aurait dû leur mettre la puce à l’oreille, c’est d’avoir oublié la mère à la maison, ou plutôt, en train de courir derrière la voiture. Les preneurs d’otages du front de liberation de la Savoie, c’était peut-être trop évident, mais bon, un petit séjour sur une île après un crash d’avion, cela aide à relativiser, d’ailleurs ne dit-on pas :  » Le nain au sommet de la montagne n’est pas grand pour autant  » -proverbe gréco-japonais .

En ce qui concerne la grande claque visuelle, et l’univers qui mérite que l’on se perde dedans, bienvenue dans CE de Roosevelt auto-édité auxEditions du Canard. Nous en sommes au cinquième sur les onzes tomes de prévus pour cette série qui ose !

J’ai toujours été sous le charme du trait deRoosevelt, créateur du personnage de Juan Alberto, mais  pour cette fois, il nous entraîne de l’autre côté du miroir, avec cet immortel qui ne devrait pas rêver, mais qui du coup se voit ouvrir de nouvelles perspectives. Le fait de passer successivement d’un monde à l’autre va le perturber encore plus, l’amour, la violence, la folie … bienvenue dans le monde de CE .

Un Amour Simple de Bernard Grandjean à La boîte à bulle, collection contre-jour, plein  de poésie et de délicatesse pour cette oeuvre qui raconte l’histoire d’amour de deux résidents d’un asile psychiatrique et qui vont vouloir partir voir la mer. La réussite de ce livre, outre le côté touchant, c’est d’alterner l’humour avec le travail de ceux qui aident ces personnes au quotidien, la moindre sortie au super marché deviens une épreuve digne d’Ulysse. Ce n’est bien évidemment pas une grande nouveauté, il y avait le film  » le Huitième Jour  »  qui était efficace, mais Un Amour Simple a ce charme des lectures simples.

Triangle secret les gardiens du sang tome 3

Salut à tous,

Aujourd’hui est sorti le tome 3 des Gardiens du Sang, le troisième cycle du « Triangle Secret » le Da Vinci Code de la BD.

Et pour tout achat d’un des albums de ce cycle la Mystérieuse Librairie Nantaise vous offre un ticket pour la dédicace Samedi 16 avril 2011. Mais attention cette offre est limitée alors n’attendez pas qu’il soit trop tard … Il n’y en aura pas pour tout le monde.

La Fabrique delcourt 2011

Après les Filles de Soleil vient toujours… la Fabrique Delcourt ! Ce bel ouvrage que l’on peut garder relié ou encadrer une à une chaque illustration.

La Fabrique est offerte pour l’achat de trois albums des éditions Delcourt. Deux options pour les gens intéressés : soit faire un point sur les séries en cours dans votre bibliothèque, soit découvrir une nouvelle série. Et c’est a ce moment que votre serviteur intervient.

Voici quelques coups de cœur :

Alim le Tanneur : un conte philosophique, qui entraîne Alim et sa fille Bulle dans une épopée fantastique. Par delà les océans, ils vont découvrir un secret bien gardé… Cette série s’achève en quatre tomes et a su très vite devenir incontournable. Touchés par son histoire, vous ne pourrez que vous émerveiller de son dessin. A voir absolument.

Algernon Woodcock : ce  petit bonhomme pas ordinaire va vous transporter dans des intrigues fantastiques où le rationnel et l’irrationnel deviennent vite indissociables. Cette série s’inscrit dans la lignée des séries fantastiques qui s’adressent aux adultes et moins aux ados boutonneux.

L’Éducation des Assassins : suivez le destin d’enfant qui ont été enlevés à leurs familles. A présent esclaves, que vont-ils devenir ? Étrange, palpitant, originale, voilà la force de cette série courte en trois volumes. Une pépite pour les amateurs de bonne surprise.

Vous trouverez également de très  bonnes séries fantastiques, déjà d’incontournables classiques, comme Garulfo, De Capes et de Crocs, La Nef des Fous. Ces trois séries ont pour point commun d’allier un scénario fantastique avec une touche intelligente d’humour. Si vous préférez l’heroic fantaisy pur et dur, alors ne ratez pas Okko, un samurai ronin accompagné d’un mystérieux démon et d’un moine porté sur la bouteille va proposer ses services aux plus offrants.

Changeons de registre avec  la science fiction. Vous ne serez pas en reste avec Travis, Carmen Mc Callum, Sillage, Golden City, L’Histoire Secrète, Hauteville House, Jour J, l’Ivresse des Fantômes, et…

Smoke City : Après des années d’absence, Carmen va redonner vie à une équipe qu’elle avait trahi quelques années auparavant pour le casse du siècle. Voler une momie avec pour seule obligation reformer l’équipe d’origine. Si les prémisses ne sont pas particulièrement novateur, la mise en place de l’histoire et le graphisme de Benjamin Carré font de cette série un vrai coup de cœur.

Si vous êtes plutôt polar alors découvrez la série Le Casse. Chaque album est une histoire complète, un scénariste et un dessinateur différents nous dévoilent leur casse parfait. Parmi les 6 albums, deux se démarquent. Le Troisième Jour : en lien avec la mort du Christ entre la foi et la logique… Soul Man : un jeune prisonnier est mis dans la cellule de celui qu’on appelle Soul Man, un prisonnier qui n’a jamais laissé vivre bien longtemps ses compagnons de cellule…

Toutes ces histoires ne sont toujours pas votre tasse de thé, alors optez pour :

Les Aventures de Julius Corentin Acquefacques : Bizarre ! vous avez dit bizarre ? Comme c’est étrange … L’univers de Marc Antoine Matthieu est difficile à décrire mais tellement plaisant à lire. Je me lance quand même, Julius Corentin est un fonctionnaire dans un monde où tous se ressemble et où la vie est millimétrée, le fameux métro, boulot, dodo mais  heureusement pour nous notre héros va découvrir plusieurs univers où les paradoxes sont rois.

Le Cabaret des Muses : découvrez la vie de Toulouse-Lautrec. Si cette adaptation est libre et fantasque, elle est ponctuée de détails historiques. Revivez les heures de gloire du Moulin Rouge de la vie de Bohème, le tout servi par un dessin haut en couleur. Un bon moment d’humour en perspective

Pour les amoureux d’histoire vraie, il y a les albums d’Etienne Davodeau Les Mauvaise Gens et Rural où le reportage se mêle à un récit de vie.

Et si vous voulez faire plaisir à vos enfants, aux enfants de vos amis ou simplement à vous, découvrez :

Le Vent dans les Saules et le Vent dans les Sables : Partez à la découverte du monde qui vous entoure, de la nature et des plaisirs simples de la vie avec M. Rat et Crapaud. Une histoire magnifique pleine de poésie.

Trois Ombres : Joachim est un jeune garçon qui vit paisiblement avec ses parents jusqu’au jour ou trois mystérieux cavaliers arrivent devant chez lui. Son père va alors tous faire pour protéger son fils mais peut-on lutter contre son destin???

récits de vie , suite …

« L’histoire de Sayo » de Giovanni Masi et Yoshiko Watanabe aux éditions Dargaud. Cet ouvrage présente Sayo, jeune mère d’une petite fille de un an, Miyako, petit bout de chou débordant de vie et de curiosité. Avec son mari, ils résident en Chine, suite à la colonisation par le Japon. Les chinois se sont vus dépossédé d’une partie de leurs biens, donc lorsque le vent tourne en 1942 et que les résidents se retrouvent coupés de la mère patrie, il n’y a pas que l’isolement qui va les marquer mais également le rejet et la pénurie de tout. Sayo, enceinte d’un deuxième enfant, va habiter avec sa sœur (veuve avec deux enfants), voit son mari mobilisé de force, croise d’autres Japonais… Certains disparaîtront en Mandchourie lors de l’avancée russe, d’autres profiteront du malheur de leurs concitoyens pour faire fortune grâce au marché noir.

Cet ouvrage est intéressant au même titre que les récits de ceux qui ont connus les camps sur le territoire américains et autres témoignages d’événements peu ou pas médiatisés. Surtout, on peut très bien l’inscrire dans une partie des œuvres d’Osamu Tezuka qui sont consacrés à l’évolution des Japonais et de leur culture depuis l’ouverture des territoires et du commerce avec l’étranger. L’arbre au soleil, traite de la période Meiji, par les yeux de deux hommes. L’un samouraï va voir ses codes et références s’écrouler, tandis que l’autre, médecin, va découvrir la chirurgie grâce aux livres introduits en cachette sur le territoire. Ayako est la petite fille d’une famille de propriétaires terriens qui vont tout perdre au sortir de la guerre : les richesses et les terrains étant saisis et redistribués. Le père de famille va négocier en douce avec le fils ainé pour l’héritage ; le deuxième enfant revient après avoir été fait prisonnier par les Américains apportant la honte et le déshonneur sur sa famille ; la fille, étudiante va fréquenter les nouveaux mouvements sociaux et politiques qui tentent une nouvelle percée dans ce pays qui doit se reconstruire. Toute l’œuvre est basée sur des événements réels, notamment toute la partie sur la reconstruction du chemin de fer, mais tient sur la chape de mensonges, tromperies … que toute la famille d’Ayako entretient. L’histoire des trois Adolf , Barbara , Shumari , Gringo et Ikki Mandara s’inscrivent également dans cette anthologie .

v’là le printemps

Il fait beau, mais un peu frais en ce moment, encore une bonne raison pour ouvrir un  bouquin ou deux, voire plus. Nous avons la chance d’être trois en magasin, ce qui permet pour vous d’avoir des conseils de lecture assez diversifiés. Mais parfois, nous applaudissons à l’unisson : on vous a conseillé « L’Education des Assassins », et ceux qui nous ont suivis sur ce choix, ma foi, ont été satisfaits.

Avec « Les légendes de la Garde » de David Petersen paru chez Gallimard, nous nous adressons à toute la famille. Cette série comportant deux tomes traduits en France, nous plonge dans un univers onirique peuplé de souris – La Garde – les défenseurs du royaume, face à tous leurs prédateurs, serpents, hibous … Mais face aussi aux traitres au sein de leur communauté. Dans cet univers médiéval, les saisons se succèdent… A l’automne, le premier tome, nous découvrions une jeune recrue intégrer cette prestigieuse ligne de défense. Son apprentissage se fit aux côtés de soldats aguerris et des noms légendaires, surgis du passé, qui vont l’inspirer. « Hiver 1152″, la morsure du froid y est palpable et la nature vue par les yeux d’une souris vous marquera bien plus que vous ne pouviez l’imaginer.

« AX anthologie volume 1 » aux éditions Lezard noir. Pour les allumés du bulbe comme moi, voici une occasion de (re-)découvrir un florilège du manga indépendant de ces 40 dernières années, avec pas moins de 33 auteurs. Ce volume reprend des publications du magazine Garo (1964-2002) et AX son successeur. Bien évidemment, c’est un ouvrage pour public averti, et si vous étiez choqué en feuilletant les séries qui sont proposés au grand public, pour leur violence ou bien leur érotisme, abstenez-vous d’ouvrir cet ouvrage. En revanche, si vous souhaitez découvrir l’étendue de ce que ce média peut vous proposer, la culture nippone, ses bestiaires et ses tabous : précipitez-vous !!!

Voici également l’opportunité de vous dire que nous avons développé le rayon manga indépendant en y intègrant des titres d’auteurs présents dans AX , et d’autres , tous publiés dans les maisons d’éditions suivantes : Imho, Matière, Picquier, Le lézard Noir, Ego comme x, Casterman (collection sakka), Kana (collection made in), Cornelius, Flblb, Dargaud et Soleil (collection quadrants) .

Et pour finir en toute beauté, pour se payer une bonne tranche d’humour, éclatez-vous avec Jésus et Bouddha qui sont venus passer quelques jours parmi nous, histoire de se détendre un peu après ces deux derniers millénaires. Au fait, c’est Jésus qui ressemble à Johnny Depp , ou l’inverse ?

Superman, The man of steel de retour en librairie

Est-ce un oiseau ? Est-ce un avion ? non, c’est Superman

Alors qu’internet ne parle que du nouveau film de Zack Snyder, Brian Singer et Christopher Nolan sur Superman, en France, Panini fait honneur à notre héros. Pas moins de trois titres lui sont consacrés :

« Superman les origines secrètes » : la vie de Superman de A à Z. On redécouvre les début de Clark avec la Légion et ses débuts au Daily Planet. Un bonne série en deux tomes pour découvrir le mythique Superman. Et pour ceux qui le connaissent déjà sur le bout des doigts, vous pourrez toujours vous régaler du dessin de Gary Frank qui rend un hommage à Christopher Reeves, inoubliable Superman des films des années 80.

« Superman All Star » : redécouvrez Superman comme vous ne l’avez jamais vu, avec « All Star Superman » vit ses dernières heures… Le scénariste Grant Morisson lui a réservé une aventure hors du commun. Si le Dark Knight de Frank Miller avait changé irrémédiablement l’univers de Batman, « All Star… » changera à jamais votre vision de l’homme d’acier.

« Superman New Krypton » : pour ceux qui en on marre des univers parallèles et des éternels recommencements. New krypton est pour vous. Cette histoire se situe dans la chronologie classique. Après avoir fait réapparaître la citée kryptoniène de Kandor, Superman doit faire face à ses responsabilités. Plus de 500 Kryptoniens sont sur Terre avec les mêmes pouvoirs que Superman. Comment vont réagir les habitants de la Terre ??? Voilà toute l’intrigue de ce big book dédié à l’homme d’acier.

Super, non ?

des souris et des hommes… (et quelques bull-guerriers)

Honte sur nous, si je ne prends pas quelques minutes pour vous parler de quelques albums d’exception venus nous ravir ces dernières semaines.

Tout d’abord, la suite tant attendue de « Makabi » rebaptisé à présent « Lloyd Singer » aux éditions Bamboo. Avec ce 5ème tome (le deuxième du second cycle), Luc Bunschwig et Olivier Neuray continuent à nous narrer le lent apprentissage de l’ancien comptable, aspirant agent du FBI et l’avancée de son enquête sur un serial killer. Psychologie fine et intrigue bien ficelée sont au rendez-vous.

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Un album que l’on n’attendait plus : « La Légende de la Garde » avec ce deuxième tome « Hiver 1152 » ! David Petersen, avec son dessin très attachant, nous ramène auprès de cette communauté de souris atypiques. Un régal à découvrir aux éditions Gallimard.

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Du côté de l’aventure et du thriller, « Sherman » de Griffo et Dufaux au Lombard et « Jour J : Qui a tué le président ?  » par Duval, Pecau et Wilson aux éditions Delcourt nous procurent de très bon moment de divertissement.

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N’oublions pas les plus jeunes (de 7 à 77 ans bien sûr) avec le troisième tome de « Zarla » aux éditions Dupuis, savoureusement réalisé par Jansens et Guilhem. Cette jeune guerrière et Hydromel son bull-guerrier sont aux portes des grandes révélations…

Et voilà. Pile poil quelques minutes !

rions un peu

Back to Manolosanctis éditions avec Hécate & Belzébuth des auteurs de Raiju et Raiden ( collection Bayou chez Gallimard ), Melchior-Durand & Sécheresse.

Beaucoup d’humour pour ce recueil d’histoires courtes , où Belzé va vivre une passion torride pour sa dulcinée qu’il a piqué à son ami Gabriel (qui fait parti néanmoins du camp opposé) . Cela aurait pu s’appeller « Belzébuth ou l’histoire d’un démon qui est pris pour un con », mais alors vraiment, hein, et pas que par son supérieur ! Par son ex., ses subalternes, ses potes et tout et tout… Mais, au fond, il ne s’en rend pas bien compte. De toute façon, lorsqu’il rencontre Hécate, au moins il s’éclate !! On peut le résumer crûment , mais c’est du cul, des youkis, des coups de latte : bref du délire !

En guise d’humour un peu limite pour les cœurs sensibles , voici La vie de Norman de Stan Silas aux éditions Makaka . « Je m’appelle Norman , j’ai 8 ans et ma passion c’est tuer les gens« . On ne méfie jamais assez des personnes qui ont une passion pour les masques de Hockey. Heureusement, toujours un peu plus de ceux qui tiennent un couteau de boucher ensanglanté à la main… Plus jamais, on ne m’y reprendra pour la distribution de billets de tombola, à accepter des bonbons au goûter d’anniversaire de Sylvaine , à faire des pâtés de sable avec des bouts de Garance à l’intérieur, ou encore, à avoir des copains qui parlent avec des copains qui eux sont morts. Par contre, on me reprendra peut-être, à relire La vie de Norman un de ces quatre.

Un petit dernier pour la route, en ressortant de derrière les fagots I Luv Halloween de Benjamin Roman et Keith Giffen aux éditions Akiléos . Cette maison nous a habitués à découvrir pas mal de comics en noir & blanc , avec beaucoup de scénars’ originaux tel que Whitheout, adapté au grand écran. Bref , I luv … est une mini série de 3 tomes, format manga, qui raconte à chaque fois une histoire complète d’une journée d’Halloween d’une bande de garnements. Les surprises du chef : une petite fille adorable qui tient à peine sur ses pieds mais qui arrache les dents comme personne, une pléthore de morts vivants, de martiens, du mauvais goût et de l’humour macabre. Pourtant, ils sont si mignons !

Un nouvel arrivage d’Affiches

Angoulême apporte chaque année son lot de pétillantes nouveautés en terme d’affiches. Et cette fois-ci, nous ne sommes pas en reste.

Un cortège d ‘affiches d’auteurs prestigieux – non des moindres – ont fait leur entrée à la boutique :  une magnifique affiche de Blacksad, ambiance bar-jazz, tirée du quatrième tome de la série va en faire saliver plus d’un. Une nouvelle oeuvre qui nous montre encore une fois que Guarnido est un génie de la bande dessinée et qu’il n’a pas sont pareil pour l’illustration. On la voit déjà dans son salon. (« Blacksad jazz n’ fun’s club » Granits associées, 50*100cm).

Mais il ne s’agit pas du seul trésor encadré sur nos murs : la Mystérieuse Librairie Nantaise se pare d’une nouvelle affiche de Gibrat, tirée de sa série Mattéo (30*60cm), une affiche de Schwartz et Yann pour leur Spirou Vert de gris (50*70cm), encore un Guarnido tiré du premier tome cette fois (30*40). Et  je vous garde le meilleur pour la fin : Long John Silver. Qui n’est pas passé devant la couverture du Labyrinthe d’Emeraude en se disant qu’elle serait superbe en affiche. Voilà, c’est chose faite : une affiche de Lauffray de Long John Silver tome 3, également disponible un version signé (50*70 cm).

Alors n’hésitez plus, venez à la librairie en prendre plein vos mirettes. Pour vous, nous nous transformons en Valérie Damido et nous allons retapisser votre intérieur avec des affiches de BD.

Quinté dans le désordre

Dimanche 30 janvier 2011, Angoulême

– Allo, c’est Emmanuel. Je suis dans la Bulle du Champs de Mars. Ça y est, ils ont donné les résultats ! Il y a eu « photo-finish » sur la ligne !

– Alors ? On était bons ! On a touché le pactole ?

– En fait, Gérald et toi, vous avez chacun deux titres placés, le 1 et le 2 pour lui, le 1 et le 3 pour toi…

– Et toi ?

– 4 titres ! 4 ! Le 1, le 3, le 5 et le 7 ! Mais attends, c’est pas tout : le 5, c’est le Meilleur Album !! Tu t’en rends compte ?

– Ouah comme tu te la pètes…

-Enfin, pas trop car pour le patrimoine et la jeunesse, on s’est planté, aucun favori sur le podium… Donc, ce n’est pas cette fois-ci qu’on ira au Bahamas…

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Le festival a fermé ses portes il y a quelques jours et les lecteurs assidus et éclairés que vous êtes savent déjà le palmarès de cette édition.

Cependant, pour tous les autres, voici les albums primés :

  • Manuele Fior reçoit le Fauve d’Or – Prix du Meilleur Album pour l’album Cinq mille kilomètres par seconde (Editions Atrabile).
  • Julie Maroh reçoit le Prix du Public pour l’album Le Bleu est une couleur chaude (Editions Glénat).
  • David Mazzucchelli reçoit le Fauve d’Angoulême – Prix Spécial du Jury pour l’album Asterios Polyp (Editions Casterman).
  • Fabien Nury et Sylvain Vallée reçoivent le Fauve d’Angoulême – Prix de la série pour l’album Il était une fois en France tome 4 – Aux armes, citoyens ! (Editions Glénat).
  • Naoki Urasawa reçoit le Fauve d’Angoulême – Prix Intergénérations pour l’album Pluto, d’après Osamu Tezuka (Editions Kana).
  • Joe Sacco reçoit le Fauve d’Angoulême – Prix Regards sur le Monde pour son album Gaza 1956 – En marge de l’histoire (Editions Futuropolis).
  • Brecht Evens reçoit le Fauve d’Angoulême – Prix de l’Audace pour son album Les Noceurs (Editions Actes Sud BD).
  • Le Fauve d’Angoulême – Prix Révélation est attribué conjointement à : Elodie Durand pour son album La Parenthèse (Editions Delcourt) & Ulli Lust pour son album Trop n’est pas assez (Editions Ça et là)
  • Attilio Micheluzzi reçoit (!) le Fauve d’Angoulême – Prix du Patrimoine avec l’album Bab-el-Mandeb (Editions Mosquito).
  • Zep, Stan et Vince reçoivent le Fauve Jeunesse pour l’album Les Chronokids T.3 (Editions Glénat).

Et pour finir, le Grand Prix, le futur Président : Art Spiegelman dont l’œuvre ne se limite pas à Maus, pourtant incontournable.

Alors, voilà, il y a des choix étranges, d’autres totalement justifiés et surtout des pelletées d’oubliés. Mais c’est le jeu et nous espérons que cela vous incitera à ouvrir ces livres que vous n’auriez peut-être pas feuilleter (pourtant Dieu sait que le Manuele Fior, je vous en ai parlé ! ).

Pour ceux qui seraient tenté d’y voir supercheries ou ententes, deux commentaires : 1) le grand favori (Quai d’Orsay) est parti bredouille et 2) lisez ce compte-rendu de l’intérieur http://www.telerama.fr/livre/j-etais-jure-a-angouleme,65139.php

Ah, oui et pour les numéros de notre quinté, il faut retourner dans les archives. Et vous, ces résultats vous conviennent ? Allez-vous jouer les curieux sur certains d’entre eux ?

cfsl s’engage pour la planète

Voici Brume, un album collectif, qui propose pas moins de 19 récits éductifs, alarmants, de fictions ou ancrés dans notre réalité.

Sachant, en plus, qu’ 1 euro est reversé à la Ligue Protectrice des Oiseaux, voici la possibilité de :

  • – faire un geste envers la nature

– faire un geste envers des démunis ( c’est-à-dire les auteurs de BD, sauf Nerval qui est avocat, La grenouille noire qui est directeur artistique à Hollywood … si tous les dessineux ne mangeaient que des pâtes cela se saurait )

– faire un geste envers vous-même parce que vous le valez bien

Je préfêre honnêtement ( dans la bouche d’un commerçant cela fait toujours drôle ) vous laissez découvrir le contenu de l’ouvrage. Voici seulement la liste des auteurs que vous pouvez retrouver : Melvil , Kalkair , Julia Bax , kim Nguyen , Ludovic Ouali , Julien Alay , Nénent , Miss Yuri , Samkat , Mysday , Nerval , Nicobab , Guillaume Clavery , Paul Drouin , Anael Snoek , La grenouille noire , Rémi Maynègre , Olivier Pichard , Dobbs , Saïmon , Sébastien Viozat , Thomas Allart , Kness avec une introduction deAlain Bougrain-Dubourg. Saluons l’initiative de CFSL ink ( café salé – éditions créatives ).

récits de vies

A l ‘occasion des parutions de début d’année et de deux nouveautés que je souhaite vous soumettre, voici l ‘opportunité de mettre en avant quelques récits de vies.

« Quitter Saigon » de Clément Baloup et « Les Chemins de Traverse » de Maximilien Le Roy et Soulman, tous deux aux éd. La Boite à Bulles.

Dans le premier, Clément Baloup nous propose des témoignages de « Viet Keu » , ces vietnamiens qui vivent désormais loin de chez eux suite à tous les évènements qui ont bouleversé ce pays. Ils abordent aussi bien l’occupation française   que japonaise et américaine ou encore la montée du communisme. C’est une reprise d’un travail publié la première fois en 2006 qu’il a complété et fera l’objet d’un deuxième tome à paraître. Outre des récits touchants ou bouleversants, voici une nouvelle fois l’opportunité de revenir sur l’histoire des habitants du Vietnam, sans pour autant ne montrer que la guerre. Mais plus précisément  les conséquences dans la vie des narrateurs. L’album offre un graphisme magnifique, teinté d’éclats de couleurs qui ponctuent les témoignages. J’en profite pour rappeler le film « Entre Ciel et Terre », qui était le dernier volet de la trilogie d’ Oliver Stone consacrée au Vietnam, qui abordait la vie des réfugiés aux Etats-Unis .

En ce qui concerne le second ouvrage, voici deux témoignages – l’un palestinien, l’autre israélien – qui montrent comment des personnes touchées de plein fouet par ce conflit, peuvent tout faire pour ne pas être aveuglées par la rancune. Osama Abu Ayash et sa femme ne compte plus les victimes au sein de leur famille. Ils font néanmoins parti tous deux du forum israêlo-palestinien « Le cercle des familles », réunissant les familles meurtries de part et d’autre. Le deuxième récit est celui de Matan Cohen qui milite pour que ses compatriotes ouvrent les yeux et refusent l’endoctrinement de l’état israélien, loin de tout type de débat et d’ouverture aux négociations.

Parmi tous les autres albums qui présentent de tels témoignages, laissez-moi vous amener à découvrir la maison d’édition Vertige Graphic qui a fait la part belle aux récits biographiques populaires, des quatre coins du monde avec notamment :

« L’Intruse », « L’Étincelle ». Ces titres ou séries (à découvrir à la librairie) relatent l’histoire d’un ou plusieurs individus témoins de l’Histoire. Au même titre que « Maus »,d’Art Spiegelman, « Gen d’Hiroshima » de Keiji Nakazawa a eu un retentissement mondial car il traite de son expérience familiale lors des évènements qui ont touchés le Japon, juste avant l’explosion de « Little Boy ». Jusqu’à la révélation au grand public, des années plus tard, de la réalité des évènemeLnts et des conséquences de la bombe. « L’étincelle » de Park Tae-Ok et Choi Ho-Cheol relate la vie d’un jeune coréen juste aprés la scission de son pays dès l’automne 59. Le point commun entre ces deux oeuvres est que l’on voit le parcours de jeunes gens qui se voient obligés d’assumer des lourdes responsabilités malgré leur très jeune âge dans des pays qui tentent de se reconstruire.

Pour « L’Intruse » de Ronnie et Oko, le regard extérieur d’une femme, militante pour le droit de ses soeurs , a décidée de se rendre en Israêl et en Palestine afin de se rendre compte par elle même de la situation. Et surtout voir à se rendre utile de quelque façon que ce soit. 3 tomes  pour 3 voyages sur place, le premier pour la découverte des deux pays, les conditions de vies de déplacement sur les territoires. Les deux suivants s’arrêtant l’un sur ses échanges avec les palestiniens , l’autre les israëliens.

Le dernier ouvrage de ma séléction n’est autre que l’adaptation du livre de Howard Zinn : « Une Histoire Populaire de l’Empire Américain » ; en collaboration avec Mike Konopacki et Paul Buhle. Ce livre fait état des évènements majeurs de cette nation depuis la fin des guerres indiennes à nos jours,  des grands mouvements syndicaux aux implications aux Philippines ou au Vietnam ; les grands mouvements de grêve dans les milieux ouvriers , le scandale de l’Irangate …

Bonne lecture !

si vous êtes curieux du japon

« Le Japon : de la guerre de papa à l’uterus de maman … » , voici l ‘ intitulé de l’émission du jeudi 20 janvier, diffusée sur France-Inter de 21h00 à 21h50  » Partir avec … » animée par Sandra Freeman. Les invités Jean-Marie Bouisson et Agnès Giard, respectivement auteurs,  entre autre de :  » Manga , histoire et univers de la BD japonaise  » aux éditions Philippe Picquier et  » L’imaginaire érotique au Japon «  édition Drugstore. L’ émission proposait d’expliquer la rupture culturelle, suite à la défaite du Japon, des valeurs inculquées ainsi que que de la perception que l’on peut avoir des mangas. Si vous souhaitez comprendre la philosophie actuelle des japonnais et leur rapport avec la sexualité. Bonne écoute.

 

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/partir-avec-sandra-freeman/index.php?id=100337

on ne voit pas toujours tout du 1er coup d’oeil

Un petit mot pour vous présenter la maison d’édition Manolosanctis , qui a commencé à publier depuis Juin 2010 et compte déjà une quinzaine de titres. Cinq sont à paraitre en ce mois de janvier  et quatre supplémentaires suivront. Nous avons pu rencontrer une équipe dynamique et volontaire à Saint-Malo lors de la dernière édition de Quai des Bulles.  L’échange ayant été sympathique , il me tardait de découvrir plus amplement leurs publications .

Actuellement en magasin , vous trouvez à disposition :  » Antigone » , « Luluabourg » , « Oklahoma boy » , « Succube » , « 13m28 » , « Desert park » .

Pour ma part, il y en a trois parmi ceux-ci qui  dénotent, (sachant que l’on est plus proche des BD indépendantes que du franco-belge classique et très loin de la famille Soleil). Tout d’abord, Luluabourg de Nicolas Pitz : voici l’histoire que je vais vous raconter, elle ne se passe pas en Provence au pays des santons, mais au-delà de la France au milieu des bûcherons .

Yvon, jeune belge, vit avec son père dans les bois au gré des chantiers, et au début du xx siècle, la consommation de charbon ne leur laisse pas l’opportunité de voir grand chose d’autre. Le jeune homme souhaite s’affirmer et voir du pays. Il va donc quitter son milieu pour la ville, aux prémisses de la seconde guerre mondiale , et en même temps qu’il s’initie aux relations amoureuses et à de nouvelles expériences, la guerre et quelques soldats germaniques débarquent sans crier gare.

Je vous laisse découvrir son histoire, c’est un tome 1, mais la série ne devrait pas excéder trois ou quatre volumes.

J’avais découvert Thomas Gilbert avec Bjorn le Morphyr publié chez Casterman et le deuxième tome vient tout juste de paraître. C’est une série destinée à un public jeunesse, et plus si affinité, qui me plaisait aussi bien narrativement que graphiquement. Le voici donc chez ce nouvel éditeur avec deux volumes parus relatant le parcours de Oklahoma Boy , qui ne sont pas sans rappeler Johnny Got his Gun . Le volume 1 (couverture ci-contre), aborde son enfance, il vit seul avec son pasteur de père, dans une Amérique puritaine. Suite aux remarques de son institutrice sur son comportement en classe et les idées que son père lui a inculquées, il se retrouve à grandir à la maison dans une promiscuité encore plus étouffante entre les deux hommes. L’idéologie, les discussions père-fils, les rapports aux autres, il y a vraiment beaucoup de choses à se mettre sous la dent.

Votre digestion finie, j’ose espérer que vous avez l’estomac bien accroché. Oklahoma, pour le deuxième volume, se retrouve dans l’enfer des tranchées, comment un simple aumônier se retrouve dans un bataillon d’élite à se battre à coup de baillonnettes. Voici encore un album qui réussit à décrire la folie et l’horreur dans lesquelles ces hommes se sont retrouvés plongés. Honnêtement, ce sont les deux albums qui m’ont le plus intéressé chez cet éditeur, pour l’instant.

Enfin, un mot à propos de 13M28, une oeuvre collective , ce n’est pas un cadavre exquis mais nous restons dans l’idée. Plusieurs auteurs partent sur la base d’une histoire mise en place par Raphael B., chacun est libre de reprendre les éléments qu’il souhaite, du moment que cela reste dans le cadre de l’histoire. L’exercice n’est pas nouveau , on devine également tous les échanges que les auteurs et l’éditeur ont dû avoir pour que cela reste cohérent. Etant donné que c’est une oeuvre collective, elle est un peu inégale en terme de graphisme et de narration. Donc tout n’est peut-être pas du goût du lecteur, mais l’ensemble est plutôt plaisant.

La base : des amis se retrouvent à une soirée, dans un appartement sous les toits de Paris. On retrouve tous les charmes de ce genre d’ambiance, les retrouvailles, les ragots, les ex pour qui  tout n’est pas toujours fini … toujours est-il , que lorsque l’un d’entre-eux tombe du 4e étage et fait « PLOUF », tout bascule. C’est le genre de moment où on peut se demander qu’est-ce qui est le plus important : qu’est-ce qui s’est passé ? Ou qu’est-ce que l’on va devenir ? …

Bonne lecture , et VIVE ZORGLUB !!!

Angoulême, on remet ça

Allez, nos sélections étaient un peu perdu en fin de liste, alors on vous les remet.

LES SELECTIONS DE :

Emmanuel

Alors, face à cette sélection très « spécialisée » je suis resté très consensuel, voire timoré. D’autres titres auraient pu rejoindre cette short list, mais il faut bien choisir et voilà mes coups de coeur sans ordre de préférence.

  1. Il était une fois en France t.4
  2. Omni-Visibilis
  3. Pluto
  4. Belleville Story t.1 – Avant minuit
  5. Cinq mille kilomètres par seconde
  6. Walking Dead t.12 – Un monde parfait
  7. Le Bleu est une couleur chaude
  8. L’Or et le Sang t.2 – Inch’Allah

pour le patrimoine

  1. High Society
  2. Terry et les pirates 1934 – 1936
  3. Jerry Spring – L’intégrale en noir et blanc t.1

pour la jeunesse

  1. Bestioles
  2. Maïa t.1- La boîte de Pandore
  3. Seuls t.5 -Au cœur du Maelström
  4. Les aventures du jeune Jules Verne t.1 – La Porte entre les mondes

 

Gérald

entre les titres que l’on a vraiment appréciés et ceux que l’on voudrait vraiment voir mis en avant j’accepte de me prêter au jeu de la bulle et du hasard.

  1. Pluto
  2. Le Syndrome de Warhol
  3. Gaza 1956 – En marge de l’histoire
  4. Fritz Haber t.3
  5. Quai d’Orsay t.1 – Chroniques diplomatiques
  6. Walking Dead t.12 – Un monde parfait
  7. Pour l’Empire t.2 – Les femmes
  8. Les derniers jours d’un immortel

pour le patrimoine

  1. High Society
  2. Necron T7
  3. Jerry Spring – L’intégrale en noir et blanc t.1

pour la jeunesse

  1. Bestioles
  2. Seuls t.5 -Au cœur du Maelström
  3. Spirou – Alerte aux Zorkons
  4. Petit Pierrot – Décrocher la lune

 

Romain

Une sélection dans la sélection, mais qui sommes nous pour choisir ? Simplement de mystérieux libraires ! Donc voilà ma sélection des indispensables avec un petit plus pour Pluto, Jerry spring et Petit Pierrot parce qu’ils ont à la fois le dessin et l’histoire. Mais pour mieux vous en parler, passez à la librairie, je serai là !

  1. Il était une fois en France t.4
  2. Pluto
  3. Parker t.1 – Le Chasseur
  4. Trois Christs
  5. Toute la poussière du chemin
  6. Incognito t.1 – Projet Overkill
  7. La Mort de Staline – Une histoire vraie soviétique t.1
  8. Lo

pour le patrimoine

  1. High Society
  2. Sabu & Ichi
  3. Jerry Spring – L’intégrale en noir et blanc t.1

pour la jeunesse

  1. Seuls t.5 -Au cœur du Maelström
  2. Spirou – Alerte aux Zorkons
  3. Petit Pierrot – Décrocher la lune
  4. Cœur de papier t.1 – Le Salon

Et vous quel est votre sélection ?