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Chrysalide et papillon

Bonjour,

Le site sur lequel vous êtes actuellement a été imaginé à l’époque où la Mystérieuse Librairie Nantaise n’était qu’à l’état d’embryon. Elle n’avait d’ailleurs même pas de nom. Issu de la plateforme WordPress, ce blog a bien rempli son office de fédérateur de lecteur et de diffiseur d’informations.

A présent, nous en avons exploré les limites et nous constatons que nos besoins ont évolué.

C’est pourquoi depuis quelques mois, un nouveau site était petit à petit élaboré à l’abri des regards. Aujourd’hui, le voici prêt ! Bien sûr, il n’est pas exempt de petites approximations qui seront modifiées prochainement. Mais le petit papillon est là !

Et hop c’est parti…

ici 

http://mysterieuse-librairie.fr/

« 300g de crême liquide » a ouvert ses portes …

Samedi 30 avril, une nouvelle gallerie nantaise a ouvert 11 rue Mathelin-Rodier, entre le château et la cathédrale : 300g de crême liquide .

Cet atelier regroupe quatre jeunes artistes indépendants:  Quentin Bailly, Germain Chené, Maxime Darmian et Basile Coignard . Pour l’occasion, vous avez la possibilité de profiter de l’expo. dédiée au travail de Maxime alias « HETOK », pour les trois premières semaines de Mai, en attendant les suivantes qui proposeront le travail de ses petits camarades .

Pour tous les amateurs de la scène indé., « HETOK » fait profiter de son travail la scène rock et l’univers des skaters Bordelais, Nantais …

Nous tâcherons de vous en faire connaître un peu plus sur cet atelier et ses participants, en attendant n’hésitez pas à vous rendre sur place, comme toute les bonnes choses, tout n’est pas visible de suite: trouvez d’abord leur enseigne qui vous invite à pénétrer dans la cour, allez tout au fond et vous trouverez l’antre de l’ Indie arts Gallery 300g de crême liquide .

Madeleine Chap.2 version Gérald

En voiture, ça compte ? à la plage, aux toilettes, dans un lit…

 Volontairement, je resterai un peu plus impersonnel que mon cher E.D.D.M. qui a la prose plus gracile que la mienne.

Pour ma part, la chance que j’ai pu avoir, c’est de grandir dans une maison où il y avait une collection de bandes dessinées, mettant à disposition Asterix, Lucky Luke, Gaston, Blueberry, Mac Coy, Reiser, Claire Bretecher, et toute l’équipe d’ Hara Kiri se faisait la part belle dans la bibliothèque. Dans les années 70 , on peut dire que ce n’était pas encore monnaie courante d’avoir un tel choix à portée de main.

De plus, mes oncles qui avaient tous entre 14 et 20 ans à l’époque consommaient leur part de magazines si florissants : Métal Hurlant, Pilote, Fluide Glacial, Le Journal de Tintin, Le journal de Spirou, Pif Gadget, A SUIVRE… . mon frère quant à lui était abonné au Journal de Mickey avec son lot de Mandrake le Magicien, Flash Gordon, Barbe Rouge.

Lorsque l’on suit tous ces magazines sur plusieurs années, cela vous permet de lire une grande partie des séries publiées, ils recoupaient quasiment toutes les maisons d’éditions existantes.

Je les trimbale encore dans tous mes déménagements, du Tintin n°24 ( de la 34° année), au Spirou 1907, en passant par Pilote 17, Fluide Glacial 15, Métal Hurlant 66, A SUIVRE… n°0. Ce sont les premiers numéros  des collections qui prennent quelques cartons : un TRES GRAND MERCI à tous ceux qui m’ont aidé lors de mes déménagements, lorsque l’on est rôdé, ce n’est plus si terrible que ça.

Mon premier Journal de Spirou pour mon abonnement était le n°2597, j’avais fait mon choix entre lui et le numéro de Tintin n°317. Mais assez vite, je me suis tourné vers A SUIVRE… et c’est avec le n°104 que j’ai commencé une relation qui durera jusqu’à la fin du journal au n°239. Le visuel de la dernière couverture n’était autre que le retour d‘Ici Même de Tardi qui faisait la Une du n°zéro.

L’histoire la plus marquante de ce numéro 104 était un récit court intitulé  » Chaussure à son pied « , la rencontre amoureuse d’un jeune homme fétichiste des pieds féminins, collectionnant les chaussures des belles rencontrées au hasard, et d’une très charmante jeune femme fétichiste des pieds masculins, collectionnant pour sa part les pieds de ses victimes…

Pour ce qui est des albums de BD, je citerai pêle-mêle: Philémon avant la lettre, Norbert et Kari-le maître des abysses, La jungle en folie, Les pieds nickelés n°48. Tous les étés, je relisais Druillet ( Urm le fou ), Caza ( Scènes de la vie de banlieue ), Comes ( Ergun l’errant ), Moebius (L’incal ). Ma première paye est passée dans la totalité des albums de Corto Maltese. Le premier manga remonte au collège avec Akira, le comics dont je me souviens : Strange n°140.

Pour les déménagements de BD, ceux qui ne font pas de collections et qui rendent juste service, en règle générale pour ceux-là, c’est souvent leur première et unique fois, et on les comprend. Pour ceux à qui on n’a pas encore demandé, n’allez pas croire tous ces bobards, c’est pas si lourd que ça; non ! il n’y avait pas d’apparts de disponibles en-dessous d’un quatrième étage. Et puis c’est pas n’importe quoi de conserver tout ça : c’est sentimental !!

Madeleine chap 1

Comment Emmanuel est tombé dedans quand il était petit…

Alors, par où débuter ? D’aussi loin que je me souvienne, il y a toujours eu des livres à la maison, des romans, des magazines,… que je découvrais avec avidité. Mon enfance a été bercée d’histoires fantastiques, de souris aventureuses et de fantômes antiques. Rajoutons que j’ai eu la chance d’être dans une cellule familiale (monoparentale) où la bande dessinée n’était pas vue avec défiance, mais bien comme un genre littéraire comme un autre. A peine ma grand-mère haussait-elle les sourcils quand une BD arrivait à la maison, mais ma mère, elle, se satisfaisait de lire avec moi toute cette littérature imagée (ne piquait-elle pas les « Pilote » de son frère ?).

Selon moi, tout démarre lorsque ma mère intègre la fonction publique. La CAF de Marseille (puisque c’est de cette administration dont on parle) possédait au sein de son CE une grande bédéthèque largement fournie. Nous sommes en 1983, j’ai 5 ans et pendant presque 6 années consécutives, je dévore tout le rayon jeunesse. Passent entre mes mains « Les Petits Hommes » (Seron, éd.Dupuis), « Le Scrameustache » (Gos, éd.Dupuis), « Papyrus » (de Gieter, éd.Dupuis), « Astérix » (Goscinny & Uderzo, éd.Albert René), « Léonard » (Turk & de Groot, éd.Dargaud) et je dois en oublier d’autres. Voilà, en quelques lectures, le terrain venait d’être préparé.

Cependant, cela aurait pu s’arrêter là, la BD rester un divertissement de plus, si un malentendu n’avait pas précipité les choses. Mon père, que je voyais peu, a toujours eu le talent d’offrir des cadeaux qui tombent souvent à côté. Nous sommes au coeur de l’été 1984, j’ai 6 ans et il m’offre un comics. Après son départ et un rapide examen, ma mère considère qu’il n’est pas pour mon âge et le range en haut d’une armoire. La revue devient inaccessible… et donc irrésistible ! Dans les faits, ma mère a raison : il s’agit de l’album « Dieu crée, l’Homme détruit », un des albums les plus sombres et le plus symbolique de la saga X-Men, réalisé par C.Claremont et B.Anderson. (Pour l’anecdote, je pus le lire un peu plus tard, puis il disparut de la maison et je dus le racheter une petite fortune sur les quais parisiens !). Cependant, par cet interdit, le ver de la Bd américaine était dans le fruit.

La deuxième accélération se produisit l’été suivant. A quelques semaines d’intervalle, je découvrais une nouvelle source de satisfaction : « Pif Gadget » et « Le Journal de Mickey ». L’alliance improbable de l’icône d’un idéal communiste et du symbole du capitalisme ! Tous les mardis, religieusement, à la sortie de l’école, j’achetai mes deux magazines chez un marchand de journaux qui devint mon temple personnel. Situé à quelques mètres de chez moi, à l’angle du Bd de la Blancarde et BD du Colonel Rossi (Marseille), ce fut là, sans nul doute, la source géographique de ma passion. (Vous pourrez y aller en pèlerinage, si vous voulez !). Si mes recherches sur internet sont exactes, mon premier Pif fut le n°851 et Mickey n°1726, donc en juillet 1985. Enfin si ma mémoire est bonne, je dus décrocher peu à peu entre 1989/1990. Par contre, je passai totalement à côté de « Spirou » et du « journal de Tintin »…

Du haut de mes huit ans, en juillet 1986, une curiosité née deux ans plus tôt me tiraille plus que de coutume et avec persévérance, j’obtiens l’achat d’un nouveau comics. Mon premier vrai comics à moi, choisi et tout ! « Spécial Strange » n°45 ! Les Etranges X-Men dessinés par le génialissime Paul Smith ! Le bonheur à l’état pur. Je réitère l’expérience dès la rentrée suivante avec le « Strange » n°201 et tombe définitivement amoureux de la série La Division Alpha de John Byrne. En fascicules simples ou en reliures (quelle super idée de Lug !), j’achète alors quasiment tout ce qui se fait auprès de MON marchand de journaux et complète ma collection chez les bouquinistes du Cours Julien.

Paradoxalement, à cette époque, pris par Pif, Mickey, les X-Men,… je délaisse un peu la BD franco-belge, si ce n’est les albums toujours empruntés à la CAF dont le « Chimères » de Caza qui m’émut beaucoup à l’époque (1988) !

Puis revint le don inné de mon père pour ses cadeaux approximatifs : en mai 1989, un peu (!) en retard pour mon anniversaire, il m’offre le dernier Thorgal « Aaricia », soit le tome 14. Moi qui n’avais jamais eu cette série et qui aimait bien avoir les albums dans l’ordre, j’étais servi ! Pour corriger le tir, je lui demande de m’amener là où il l’avait acheté. Et me voilà rentrant pour la première fois dans une librairie spécialisée : La Passerelle (rue des Trois Rois). J’en devins un client assidu, certes pour les Bd franco-belges, mais surtout pour l’occupant du 1er étage, Gégé le Chinois qui vendait des BD d’occasion et du comics en VO. Hebdomadairement, je vins chercher mon opium à moi avec recueillement.

Par le biais d’Aaricia, un petit côté « complétiste » se fait sentir, j’achète tous les Thorgal, puis tout ce qu’a dessiné Rosinski, Hans, et le très récent Grand Pouvoir du Chninkel. « Tiens, c’est encore du Van Hamme. Qu’a-t-il fait d’autre ? ». Pouf, me voilà sur XIII, puis sur les tous premiers Largo Winch (on est en 1990), puis « SOS Bonheur » dans la collection Aire Libre. « Tiens, elle est bien cette collection… » Et allez ! « Lova », « La Guerre Eternelle »… J’avais mis le doigt dans l’engrenage et par contamination de proche en proche, je découvrais le large spectre de la BD franco-Belge.

Mon premier manga ? Comme tous ceux de ma génération (hors les séries TV), le choc se résume en un cri : Akira ! Vu au Cinémadeleine en 1991, où il resta trois pauvres petits jours pour y revenir presqu’un mois suite à la pression des spectateurs. Dans les jours qui suivirent, je mis la main sur les fascicules publiés par Glénat en kiosque…

Je fus totalement acquis pour la cause bédéphilesque lorsqu’un voisin et ami de classe, Alexandre Dauzincourt (il serait romancier paraît-il) m’emmena avec son père au 4ème Festival de Solliès en août 1992. Pour la première fois, le monde fantasmatique de la BD avait une concrétisation physique devant mes yeux, jusqu’ici ignoré. J’étais confronté pour la première fois à une dédicace (Alain Dodier). Je mettais le pied sur un nouveau continent ! Après cela, avec ma mère, nous fîmes presque tous les festivals de la région.

Eté 1993, nous nous installons définitivement à Nantes. Les premières fois sont finis, le reste du parcours s’égrène avec application et s’apparente presque à une liste issu d’un CV.

Indéboulonnable de Story BD (Merci Guy, Antoine, Arnaud) >> Association de BD « Ailleurs » >> festivals (Saint-Malo, Perros, Angouleme) >> fac>> stages en édition >> Glénat (merci Rodolphe, Didier, Laurent,..) >> Delcourt (Merci Michel, Thierry,..)>> la presse >> tout le reste…

et enfin LA MYSTERIEUSE LIBRAIRIE NANTAISE !!

Et vous, c’était comment ?

Comment nous sommes tombés dedans quand on était petit…

… ou notre toute première fois !!

La routine s’installe, les habitudes se prennent petit à petit. Et la connivence des premiers jours, l’exaltation du départ s’érodent. Pour raviver la flamme, pour renouer le contact et la proximité de nos débuts, quand vos commentaires, vos messages débordaient, vifs et frétillants, aussi nombreux que la rosée du matin…Bref, nous avons décidés d’entamer une série de messages.

Nous aimerions que vous nous parliez de votre ou vos premières fois. Vos premières BD, votre première expérience qui a fait du 9ème Art votre passion, votre métier ou tout au moins un centre d’intérêt non négligeable. Partageons ensemble par petites bouchées toutes ces madeleines de Proust, découvrons ces oeuvres majeures ou modestes qui vous ont longuement marqués.

A tout seigneur, tout honneur, ce sont aux « Mystérieux Libraires » d’ouvrir le coffre à trésor. Et là ce sont bien trois générations, trois approches de la bande dessinée, trois expériences qui vont vous être révélées. Et après ces confessions intimes, nous attendrons avec impatience les vôtres !

Ils sont arrivés !!

Les sacs en coton sont arrivés aujourd’hui même. Pour la modique somme d’1€80, vous pourrez arborer fièrement les couleurs de la librairie. Pour ce qui est de la démarche derrière cette action, relisez le message de jadis.

Soyez une victime de la mode en ayant bonne conscience !

on a failli oublier

Il vous reste encore quelques jours pour aller voir l’exposition consacrée à Etienne Davodeau à Saint-Sébastien-sur-Loire. L’auteur des « Mauvaises Gens » et de « Lulu Femme Nue » expose ses planches jusqu’au 12 mars à la médiathèque Yves-Laurent, 10 rue Jean-Macé.

Par la suite, poussez jusqu’à la médiathèque d’Hermeland pour l’exposition consacrée au graphiste   Gianpaolo Pagni jusqu’au 19 mars.

Back to moustache

ECLECTISME !

telle pourrait être la devise de la Mystérieuse Librairie Nantaise. En effet, nous avons la joie de soutenir le grand retour des célèbres Catcheurs à Moustache.

Et voilà comment est annoncé ce grand come-back par O.Texier :

 » Samedi 26 février 2011, de 19h30 à minuit, un événement exceptionnel aura lieu à Nantes, à la salle Bitche !

La première grande finale européenne de catch de dessin à moustache !

La FOCDAMN, l’équipe nantaise à l’origine de la discipline, défendra son titre contre le BHV de Bruxelles et le LUIK DELIRIUM de Liège, lors d’une grande finale Franco-Belge qui restera dans toutes les annales !

Ces trois équipes de catch de dessin s’affronteront à grands coups de crayon sur des thèmes tirés au sort parmi le public.

Pour détendre l’atmosphère entre deux séries de combats, l’association « Back to Garage » vous proposera deux incroyables concerts garage « Combomatix » et « Destination Lonely », tandis que les meilleures Pom-pom girls des deux pays enfileront leurs plus belles tenues pour rivaliser d’audace !

Notez dès à présent cette grande soirée de gala dans votre agenda : elle ne se produira qu’une seule fois ! »

toutes les infos sur le site officiel.

 

Quinté dans le désordre

Dimanche 30 janvier 2011, Angoulême

– Allo, c’est Emmanuel. Je suis dans la Bulle du Champs de Mars. Ça y est, ils ont donné les résultats ! Il y a eu « photo-finish » sur la ligne !

– Alors ? On était bons ! On a touché le pactole ?

– En fait, Gérald et toi, vous avez chacun deux titres placés, le 1 et le 2 pour lui, le 1 et le 3 pour toi…

– Et toi ?

– 4 titres ! 4 ! Le 1, le 3, le 5 et le 7 ! Mais attends, c’est pas tout : le 5, c’est le Meilleur Album !! Tu t’en rends compte ?

– Ouah comme tu te la pètes…

-Enfin, pas trop car pour le patrimoine et la jeunesse, on s’est planté, aucun favori sur le podium… Donc, ce n’est pas cette fois-ci qu’on ira au Bahamas…

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Le festival a fermé ses portes il y a quelques jours et les lecteurs assidus et éclairés que vous êtes savent déjà le palmarès de cette édition.

Cependant, pour tous les autres, voici les albums primés :

  • Manuele Fior reçoit le Fauve d’Or – Prix du Meilleur Album pour l’album Cinq mille kilomètres par seconde (Editions Atrabile).
  • Julie Maroh reçoit le Prix du Public pour l’album Le Bleu est une couleur chaude (Editions Glénat).
  • David Mazzucchelli reçoit le Fauve d’Angoulême – Prix Spécial du Jury pour l’album Asterios Polyp (Editions Casterman).
  • Fabien Nury et Sylvain Vallée reçoivent le Fauve d’Angoulême – Prix de la série pour l’album Il était une fois en France tome 4 – Aux armes, citoyens ! (Editions Glénat).
  • Naoki Urasawa reçoit le Fauve d’Angoulême – Prix Intergénérations pour l’album Pluto, d’après Osamu Tezuka (Editions Kana).
  • Joe Sacco reçoit le Fauve d’Angoulême – Prix Regards sur le Monde pour son album Gaza 1956 – En marge de l’histoire (Editions Futuropolis).
  • Brecht Evens reçoit le Fauve d’Angoulême – Prix de l’Audace pour son album Les Noceurs (Editions Actes Sud BD).
  • Le Fauve d’Angoulême – Prix Révélation est attribué conjointement à : Elodie Durand pour son album La Parenthèse (Editions Delcourt) & Ulli Lust pour son album Trop n’est pas assez (Editions Ça et là)
  • Attilio Micheluzzi reçoit (!) le Fauve d’Angoulême – Prix du Patrimoine avec l’album Bab-el-Mandeb (Editions Mosquito).
  • Zep, Stan et Vince reçoivent le Fauve Jeunesse pour l’album Les Chronokids T.3 (Editions Glénat).

Et pour finir, le Grand Prix, le futur Président : Art Spiegelman dont l’œuvre ne se limite pas à Maus, pourtant incontournable.

Alors, voilà, il y a des choix étranges, d’autres totalement justifiés et surtout des pelletées d’oubliés. Mais c’est le jeu et nous espérons que cela vous incitera à ouvrir ces livres que vous n’auriez peut-être pas feuilleter (pourtant Dieu sait que le Manuele Fior, je vous en ai parlé ! ).

Pour ceux qui seraient tenté d’y voir supercheries ou ententes, deux commentaires : 1) le grand favori (Quai d’Orsay) est parti bredouille et 2) lisez ce compte-rendu de l’intérieur http://www.telerama.fr/livre/j-etais-jure-a-angouleme,65139.php

Ah, oui et pour les numéros de notre quinté, il faut retourner dans les archives. Et vous, ces résultats vous conviennent ? Allez-vous jouer les curieux sur certains d’entre eux ?

Au coin du feu…

Comme tous les ans, à quelques semaines d’Angoulème, Gilles Ratier – secrétaire général de l’ACBD – nous dévoile chiffres, rouages et analyses de l’année écoulée. Voilà donc l’année 2010 disséquée avec précision et professionalisme sur l’ensemble du panorama bédéiste. Plutôt que de vous en faire un résumé tronqué, je vous laisse explorer ces plaines de chiffres, ces montagnes de statistiques, ces archipels d’analyses qui feront de vous des lecteurs (auteurs ?) lucides.

Car chaque année, je me délecte de ce compte-rendu et surtout de ce que cela sous-tend dans cette bulle du 9ème Art. Non pas que nous y puissions grand-chose réellement – tous les leviers ne sont pas entre nos mains -, cependant, la connaissance sera toujours un plus face à la réalité. La real-politic ?

Bref, allez voir ça. 34 pages de bonheur !

(toujours aussi studieux, vous aurez votre bac !)

http://www.acbd.fr/images/stories/ACBD_BILAN_2010.pdf

8 est le chiffre

http://www.8comix.com/

Onze auteurs se sont lancés dans l’aventure de la publication numérique sur le site 8comix.  Et non des moindres : Alfred, Cyril Pedrosa, Gess, Fabien Vehlmann, Jason, Tim McBurnie, David Chauvel, Hervé Boivin, Fred & Greg Salsedo, Jérôme & Olivier Jouvray et Efix.

Que dire de cette expérience ? Qu’elle s’annonce plutôt bien au vu des premières planches mises en ligne depuis lundi. La qualité et l’originalité sont là, reste à savoir ce que cela donnera sur le long terme. D’autres défis du même type sont là depuis plus longtemps prouvant la pérennité d’un tel usage. Citons, notamment, les Autres Gens, feuilleton de longue haleine. http://www.lesautresgens.com 

Sur le blog de F.Vehlmann, ce dernier met en avant les interrogations et les remarques à court et moyen terme d’une telle démarche. Elle apporte un éclairage intéressant sur la genèse d’une telle entreprise mais aussi sur le ressenti de l’entourage professionnel. http://vehlmann.blogspot.com/ Profitez-en pour lire les articles un peu plus vieux, notamment sur « l’apocalypse en marche » et les réactions que cela a suscité.

D’ailleurs, dans le même registre, compulsez cette cet article optimiste (dans la limite du raisonnable) sur l’avenir du livre face au numérique.

http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/01/16/le-livre-numerique-ne-chasse-pas-le-livre-imprime-il-le-renforce_1465466_3246.html

Voilà, très studieux, ce post. Maintenant que vous avez fait vos devoirs, vous pouvez jouer dehors !

meilleurs voeux de la part de riri fifi et loulou

Bonne année de la part de vos libraires préférés , on vous souhaite plein de bonnes lectures pour 2011.

Géolocalisation

Vous avez du mal à nous trouver, vous nous l’avez dit.  Certes, l’absence momentanée d’enseigne à notre nom n’aide pas à nous repérer aisément.

Alors, comme on tient à vous, on va vous flécher virtuellement le chemin en vous parlant de quelques-uns de nos voisins.

Depuis la rue de la Barillerie – la « rue de Decré » pour les Nantais pure souche ! -, vous allez rencontrer La librairie L’Autre Rive.

En face, la très célèbre épicerie fine Maison Lemaître vous permettra d’acheter une petite bouteille (modération, loi Evin, tout ça tout ça) avant de venir nous voir.

(Jetez un coup d’œil à l’église Sainte Croix.)

Sur le même trottoir, côte à côte, le Printemps de Marnie et Milk sont deux étapes avant de nous atteindre.

Si vous regardez avec une volonté de moins en moins maîtrisée les chocolats et autres douceurs de la maison Carli, retournez-vous on est juste en face.

Enfin, si vous atteignez la chapellerie Falbalas Saint-Junien, vous êtes allez trop loin. Ou vous venez de l’Allée Flesselles et par conséquent, vous touchez au but.

Là, vous n’avez plus d’excuses pour ne pas venir nous voir !

Brisons le nombre de Dunbar !

Nous vous l’avons dit depuis le départ, dès nos premiers envois, nous souhaitons que se crée une communauté autour de la librairie. Nous voulons que lecteurs, auteurs, libraires, amateurs… se retrouvent dans nos murs. Que tout un chacun puisse apporter sa pierre à l’édifice.

Nous avons des livres à vous faire découvrir, des conseils à vous donner, des univers à partager. Mais ce n’est pas tout, nous sommes aussi à l’écoute de vos souhaits, en quête de vos expériences, attentifs à vos projets…

La volonté  que, tous, nous soyons acteurs dans la « MLN » se manifestera par plusieurs initiatives qui s’égraineront au fil des semaines.

La première étape de cette communauté participative est d’annoncer notre présence urbi et orbi. Par conséquent, en pièce jointe à ce courrier, se trouve le document de nos « flyers », nos prospectus.

Et bien, à vous de jouer !! Diffusez-les, imprimez-les, distribuez-les, déposez-les. Il n’est pas nécessaire d’en sortir des quantités extraordinaires, mais si chacun de vous participe à l’action avec une poignée de flyers, nul doute que le pays entiers connaîtra notre existence.

Jusqu’ici nous avons pu compter sur une base solide de fidèles qui nous ont aidés et supportés. Cette communauté ne demande qu’à s’agrandir. Il est évident que malgré nos efforts et notre pugnacité, nous ne pourrons en quelques semaines toucher le plus grand nombre. Tout d’abord parce que nous n’avons pas conscience (ni l’accès) de tous les lieux où VOUS vous pouvez les mettre. Mais réfléchissons, vous êtes près de 800 à nous suivre très régulièrement. Si seule une fraction de ceux-là s’investit, je vous laisse faire le calcul…

Dans la salle d’attente de votre médecin ou votre dentiste, sur les panneaux d’affichage de votre fac ou votre école, dans votre café ou restaurant préféré, chez vos amis, dans la rue, partout ! Propagez le Mystère.

Allez-vous participer à cette initiative ?

Nous le souhaitons de tout cœur et vous remercions d’avance.

Sinon, 3 infos : 1) nos premiers cartons sont déjà là ! 2) C’est l’anniversaire de Gérald demain, mais chut ! 3) Jour j-10 !

MLN_Flyers_ N&B

MLN_Flyers_ couleur

Au revoir Jojo

A l’ouverture de ce blog, je m’étais donné pour consigne de ne pas le transformer rapidement en recueil nécrologique. Car, malheureusement, le temps faisant son office, les grands noms comme les artistes les plus modestes gagnent la postérité en quittant notre monde, régulièrement.
Rien que dans ces derniers mois, Antonio Parras, Franck Frazetta, Victor de la Fuente (et tous ceux dont je n’ai pas entendu la disparition) nous ont quittés…

Et pourtant… en parcourant les brèves d’Actuabd, l’annonce de la mort d’André Geerts m’a touché. Le même sentiment de perte que lors du décès de Michel Crespin. Si j’avais eu la chance de connaître ce dernier, je n’avais que croisé le créateur de Jojo. Et néanmoins, sa mort laisse un grand vide. La poésie qu’il développait dans sa série phare, mais aussi dans des titres plus discrets tels que « Jabert contre l’adversité » ou « Monde Cruel !« , relevait d’un véritable talent de conteur. J’attendais avec impatience chaque Jojo, mon fils commençait à y jeter un coup d’œil ravi – prénom oblige – . Nous serons désormais condamnés à relire ces albums au charme certain.
Le numéro de cette semaine du journal Spirou s’attarde quelque peu sur cet auteur discret mais si extraordinaire…

Et au moment où j’écris ces lignes, j’apprends également le décès de Satoshi Kon, réalisateur du génialissime Perfect Blue… Il pleut sur Nantes…

Emmanuel

L.I.V.R.E.

A l’heure où beaucoup d’acteurs de la chaîne du livre se posent (trop ?) de questions – notamment les auteurs et les libraires, l’alpha et l’oméga -, cette petite vidéo fait plaisir…

Je remercie Denis E. Savine d’avoir débusqué cette vidéo hispanique et de l’avoir partagée sur son blog dont je vous conseille la visite :

http://www.lesboulonseclectiques.net/

Un petit pas pour le libraire, un grand pas…

Dans quelques semaines, nous pourrons vous dévoiler l’adresse de notre nouveau local. La mystérieuse librairie nantaise se dressera fière et digne (d’ailleurs, il vous reste peu de temps pour trouver son nom définitif !).

 Alors, des pronostics sur sa localisation ?