A l’ouverture de ce blog, je m’étais donné pour consigne de ne pas le transformer rapidement en recueil nécrologique. Car, malheureusement, le temps faisant son office, les grands noms comme les artistes les plus modestes gagnent la postérité en quittant notre monde, régulièrement.
Rien que dans ces derniers mois, Antonio Parras, Franck Frazetta, Victor de la Fuente (et tous ceux dont je n’ai pas entendu la disparition) nous ont quittés…

Et pourtant… en parcourant les brèves d’Actuabd, l’annonce de la mort d’André Geerts m’a touché. Le même sentiment de perte que lors du décès de Michel Crespin. Si j’avais eu la chance de connaître ce dernier, je n’avais que croisé le créateur de Jojo. Et néanmoins, sa mort laisse un grand vide. La poésie qu’il développait dans sa série phare, mais aussi dans des titres plus discrets tels que « Jabert contre l’adversité » ou « Monde Cruel !« , relevait d’un véritable talent de conteur. J’attendais avec impatience chaque Jojo, mon fils commençait à y jeter un coup d’œil ravi – prénom oblige – . Nous serons désormais condamnés à relire ces albums au charme certain.
Le numéro de cette semaine du journal Spirou s’attarde quelque peu sur cet auteur discret mais si extraordinaire…

Et au moment où j’écris ces lignes, j’apprends également le décès de Satoshi Kon, réalisateur du génialissime Perfect Blue… Il pleut sur Nantes…

Emmanuel

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