Chrysalide et papillon

Bonjour,

Le site sur lequel vous êtes actuellement a été imaginé à l’époque où la Mystérieuse Librairie Nantaise n’était qu’à l’état d’embryon. Elle n’avait d’ailleurs même pas de nom. Issu de la plateforme WordPress, ce blog a bien rempli son office de fédérateur de lecteur et de diffiseur d’informations.

A présent, nous en avons exploré les limites et nous constatons que nos besoins ont évolué.

C’est pourquoi depuis quelques mois, un nouveau site était petit à petit élaboré à l’abri des regards. Aujourd’hui, le voici prêt ! Bien sûr, il n’est pas exempt de petites approximations qui seront modifiées prochainement. Mais le petit papillon est là !

Et hop c’est parti…

ici 

http://mysterieuse-librairie.fr/

…mais si c’est pas en bois, alors…?

Youhou, c’est reparti !!! Romain a rangé son avion et rangé les planches du « Droit Chemin ». Là, son imagination fertile a été portée à ébullition pour l’exposition consacrée à Christelle Galland.

Vous pourrez donc voir à la Mystérieuse Librairie Nantaise les planches originales du « Fils de l’Officier » (P.Cothias, P.Ordas, éd.Bamboo) jusqu’au 30 mai 2011.

Et n’oubliez pas qu’elle viendra dédicacer son premier album le samedi 28 mai à partir de 15 h 00.

De l’un, des dés, des pendants : de l’indépendant

4 parutions pour la collection vingt-quatre de l’employé du moi:

 Le type de la photo de Thomas Mathieu : un homme et une femme, chabadabada chabadabada, se promènent dans la rue, ils flânent, prennent des photos et se prennent au jeu de suivre un inconnu en filature tout en s’inventant les vies possibles de l’homme en question . un arrière goût de fenêtre sur cour, mais sympathique . 

Du shimmy dans la vision de Pascal Matthey, les délires enfièvrés d’un enfant se mêlent avec les images de télévision issues des bijoux de la castafiore, lorsque Tournesol s’occupe du réglage, les images s’enchaînent, l’esprit fait le reste . Cet ouvrage est issu d’une proposition sonore lors des 24h de grandpapier.org .

Muriel de Anne simon & Sandrine Martin, Muriel débarque en prison, elle est tellement sous le choc, elle ne se rappelle rien . Est-ce le traumatisme de son geste, est-elle innocente, est-ce que cette curieuse thérapie sonore va l’aider ?….

Chipies de Johan Massez, deux indécrottables semeuses de zizanie, perturbent d’abord leur leçon de musique mais vont s’attirer les foudres d’un épicier et d’une bande de garnements . Elles vont devoir apprendre à assumer leurs actes…

Bon vent pour cette nouvelle collection : vingt-quatre à l’employé du moi .

Canopée, voici le nouvel album de Karine Bernadou chez Atrabile, l’auteur de Croqueuses aux éditions Delcourt et de La femme toute nue chez Sarbacane .

Honnêtement, c’est le genre d’album que vous appréciez le plus quand on vous en parle le moins avant . Telle la petite fille qui grandit, laissez vous conduire dans cette forêt qu’est la vie où les grands méchants hommes vous attendent au détour du chemin . L’image du père est omniprésente, le bestiaire de ses rencontresdes plus fournis : tournesol humain, homme sans visage … Il faut se laisser aller, se laisser charmer par son dessin et partir de l’autre côté de l’arc-en-ciel .

Aux éditions Tanibis, voici Les monstres aux pieds d’argile de Alexandre Kha, reccueil de 6 nouvelles inspirées de classiques de Kafka ou d’E.T.A. Hoffmann… Bestiaire insolite, un singe qui s’est trop bien intégré dans notre société, le Minotaure dans la société moderne, une promesse qui amène à la perte se son reflet et de son ombre . voici un enemble de fables modernes teintées de l’austérité des classiques du fantastique .

Vous êtes vous déjà posé La Question, que peut-on bien faire dans la vie lorsque l’on nait avec un handicape tel que naître avec un pouce à la place du nez, Besseron lui l’a fait . Les scientifiques ont-ils de l’humour en toutes circonstances, Besseron lui l’a fait . Qu’elle est l’espérance de vie d’un extra-terrestre déguisé en lapin dans un bar à chasseurs lors d’un apéro déjà avancé, Besseron lui l’a fait . Est-ce que j’arriverai à faire marrer au moins un mec si je dessine une BD d’histoires courtes complètement allumées, Besseron lui l’a fait avec Snack aux éditions Même pas mal, c’est lui également qui nous avait pondu le pas sérieux Mélo biélo chez Desinge&Hugo&cie .

Si jamais vous n’avez pas le temps d’aller marcher, de vous détendre au grand air, d’appréciercette spontanéité d’un tête à tête avec un sanglier, contentez vous de La vie en montagne de Fabio Ruotolo, publié par Pavesio, l’auteur y propose des petits moments de vie, des événements qui gonflent la poitrine et vous gorgent de souvenirs impérissables . La bonhommie de son trait accentue le ridicule des situations, la sensibilité de ses personnages, et il comble l’absence presque totale de textes .

Une petite touche de sérieux avec De l’autre côté de Simon Schwartz chez Sarbacane, nouveau récit ou un auteur nous donne l’occasion de partager un des évênements atypiques de notre histoire : comment ses parents sont passés de la RDA en RFA . Depuis Goodbye Lenine, La vie des autres, nous avons de plus en plus de témoignages sur un pays situé en plein coeur de l’Europe, mais qui a tenu toute une population dans une ignorance et un déni du monde extérieur. Simon était trop jeune pour comprendre pourquoi lui pouvait voir sa famille des deux côtés du mur, pourquoi une partie des membres de sa famille ne leur ont plus adressé la parole pendant des années : « Et pourquoi au jardin d’enfants, ils ont tous deux mamies et deux papis, et pas moi ? »

L’album bénéficie d’une clarté des propos, d’une mise en page agréable, plein de bonnes choses pour vous faire passer un bon moment .

ah ben c’est sûr, si tu ne fais pas de chroniques …

Ah ben c’est sûr, si tu ne fais pas de chroniques pendant une semaine : ça s’accumule, si tu n’es pas encore débordé, t’inquiète… ça va venir. De plus, on peut dire que les éditeurs ne chôment pas, à moins que ce ne soient les auteurs qui triment pour une simple écuelle d’eau. Remarque Sfar devrait pouvoir récupérer quelques gouttes de champagne à Cannes.

 Titeuf, l’Elève Ducobu, les Schtroumpfs, le Chat du Rabbin, les X-men …c’est à se demander si le cinéma n’a pas déclaré la guerre au milieu de la BD : « Eh, arrêtez de nous piquer les lecteurs. Même s’ils sont soit disant analphabètes, - les vendeurs, je ne vous en parle même pas – au moins ils ont ce qui se rapproche le plus d’un livre entre les mains… ». Je m’égare, cela fait une paye que je ne suis pas allé au cinéma, du coup j’ai eu le temps de lire un peu .

Du manga : « Je ne suis pas un homme » de Usamaru Furuya, aux éditions Casterman, ou comment un pauvre petit gosse de riche glisse sur une peau de banane et se fait mal. Plus sérieusement, ce récit fait beaucoup de bruit au Japon aussi bien pour le roman que pour son adaptation au cinéma. Usamaru Furuya se met en scène, à la recherche du sujet de son prochain ouvrage, il en vient à consulter le site informatique d’un jeune homme dont le récit le capte bien plus qu’il ne pouvait s’y attendre. Issu d’une famille très aisée et doté d’un charisme ensorcellant, Yôzô Oba a toujours fait en sorte de convenir à l’image que ses interlocuteurs semblaient attendre de lui. Les trois photos de sa page d’accueil le dévoilent à 6, 17 et 25 ans et la métamorphose est sidérante entre les deux dernières. Qu’est-ce qui a poussé ce garçon a rejetté le système qui le berçait, lui garantisssant un avenir à l’abri du besoin ? Drame physique et social, ce n’est pas du voyeurisme que de s’attarder sur le parcours et la déchéance de Yôzô Oba . La grande force de tout ceci : le roman date du début xx° siécle, l’histoire se déroulait fin des années 20, et l’adaptation qui nous est proposée s’insère très bien dans notre époque . Je vous conseille également le film d’animation sorti en DVD en début d’année La déchéance d’un homme, distribué par Kaze, à savoir que cette version est beaucoup plus fidèle au roman d’origine .

« La fin du monde, avant le lever du jour » de Inio Asano, ce one-shot de la collection Made in aux éditions Kana est un petit bijou. L’ouvrage est un reccueil de plusieurs nouvelles, les portraits de personnages qui se croisent, la même journée d’une famille vue par les trois membres séparément, les retrouvailles d’anciens camarades de lycée… Cet album allie sensibilité et cruauté de la vie, les personnages aux joues empourprées par le froid ou les émotions qui jaillissent s’opposent avec justesse à la profondeur du reccueillement de ses personnages torturés illustrée par des cases plus sombres et emplies de détails ou d’effets visuels .

Ce que je vous propose ensuite, c’est un virage radical : de la délicatesse d’un film de Kurozawa, passons à la fièvre délirante d’un film de Miike:

Deux tomes 1, « Drifters » et « Black joke » pour un one shot « Innocent » . « Drifters » de Kohta Hirano, qui n’est autre que l’auteur du très perturbé « Hellsing », perle du manga d’horreur déjanté. De Billy le Kid à Jeanne d’arc, en passant par tous types de combattants qui se sont illustrés au cours des affrontements qui ont teinté l’histoire, des guerriers se retrouvent au moment de leur mort, projetés dans un corridor où ils croisent brièvement un égnigmatique bureaucrate qui ne pipe mot. Ils passent illico presto dans un univers où une guerre de grande échelle fait rage. Choisis, élus … quel que soit le terme, l’apprentissage de chacun se fait au fur et à mesure des éléments qu’il assemble :

Le kamikaze qui n’a encore croisé personne qui se retrouve, lors de l’assaut d’un château, face à une meute de dragons, pourquoi irait-il se poser des questions ? On tire dans le tas, on verra le reste plus tard !

« Blake Joke », de Masayuki Taguchi et Kintaro Koike, voici l’opportunité d’apprécier une nouvelle fois le trait du dessinateur de « Battle Royale ». Bienvenue à Neon island, ce n’est pas un paradis tropical mais l’alternative  proposée, suite à l’intégration du Japon comme 51° état des Etats-Unis, pour contenir tout le marché illicite de la drogue, de la prostitution … en un seul endroit, réglementé et encadré. Kiyoshi Kira est l’homme, accompagné de l’innébranlable Doji Kodama, chargé de la sécurité et du bien être des clients de l’hôtel Honsen. Il s’occupe aussi bien du personnel, que des menues attentions offertes aux clients . Sexe, violence, scènes à la moralité douteuse, cela en fait à mes yeux un petit bijou .

Le petit dernier, « Innocent » chez Ki-oon est la collaboration entre orient et occident :Avi Arad, Junichi Fujisaku ainsi que Ko Yasung .C’est l’histoire d’un mec, il est mort, c’est pas juste. Mais comme il était pas tout à fait un saint, il peut pas rentrer au paradis, le mec. Il s’apelle Ash, le mec . Alors Dieu à dit :  » t’as du feu mec ? « 

- AAAAHHH, non arrêtez, lâchez moi, bande d’enmmffmf …..

-Lâche le manga, lâche le manga, tout va bien, calme toi, on va continuer à ta place, c’est pas grâve

-Je crois qu’on a encore perdu un libraire, putain de guerre, putain de Vietnam…

Veuillez nous excuser pour les diggressions de notre malheureux collègue qui mérite un long séjour dans un endroit calme, paisible .

 Ash est effectivement mort, face à cette injustice, le ciel le renvoie sur terre, avec pour mission de sauver ceux qui se retrouvent dans une situation similaire à la sienne . Le hic, dès sa première personne à aider, son passé rejaillit. Il découvre des éléments autour de sa mort et cherche à se venger. Ash ne doit pourtant pas oublier que c’est le ciel qui l’envoie et que certaines règles, il ne peut les enfreindre .

Et là, le petit chat renverse le bol de lait …

Merde, t’as laissé la porte ouverte… Euh, à bientôt pour de nouvelles aventures…                                                                                               …Prends le fusil et le lâche pas cette fois .

T’as pensé à couper l’enregistrement  ?

des planches… ? euh en bois ?

[remarque véridique proférée en boutique jadis..., si, si]

Alors, Romain s’est donné de la peine. Il a laissé parler sa créativité et son astuce. On ne l’avait jamais vu comme ça depuis l’ouverture du magasin. Il sautillait, s’enthousiasmait, là, tout seul au milieu de ses cadres.

A tel point qu’il a même construit un avion et ramené SON béret. Non, vraiment, il s’est donné à fond ! On était fier, Gérald et moi, de voir le « petit » si guilleret.

Donc, si vous voulez vraiment lui faire plaisir, reconnaître son talent de scénographe, venez découvrir l’exposition de Morgann Tanco jusqu’au 15 mai. Car, oui, les efforts de Romain ne seraient rien sans le travail de ce grand dessinateur par la taille, bien sûr !). Plus d’une douzaine de planches s’offrent à vos yeux écarquillés devant tant d’élégance, ébahis que vous êtes par cette virevoltante narration.

Et puisqu’on sait qu’actuellement, vous voulez refaire votre déco intérieure et que votre papier peint des sixties vous donne des boutons, les planches de ce premier album sont en vente. Donc, plus aucune excuse pour ne pas venir voir l’exposition du « Droit Chemin ». 

(et vous avez vu, même Gérald exulte !!)

« 300g de crême liquide » a ouvert ses portes …

Samedi 30 avril, une nouvelle gallerie nantaise a ouvert 11 rue Mathelin-Rodier, entre le château et la cathédrale : 300g de crême liquide .

Cet atelier regroupe quatre jeunes artistes indépendants:  Quentin Bailly, Germain Chené, Maxime Darmian et Basile Coignard . Pour l’occasion, vous avez la possibilité de profiter de l’expo. dédiée au travail de Maxime alias « HETOK », pour les trois premières semaines de Mai, en attendant les suivantes qui proposeront le travail de ses petits camarades .

Pour tous les amateurs de la scène indé., « HETOK » fait profiter de son travail la scène rock et l’univers des skaters Bordelais, Nantais …

Nous tâcherons de vous en faire connaître un peu plus sur cet atelier et ses participants, en attendant n’hésitez pas à vous rendre sur place, comme toute les bonnes choses, tout n’est pas visible de suite: trouvez d’abord leur enseigne qui vous invite à pénétrer dans la cour, allez tout au fond et vous trouverez l’antre de l’ Indie arts Gallery 300g de crême liquide .

« Reconquêtes » en avant-première !

Lundi 16 mai, nous aurons la joie de vous présenter en exclusivité intergalactique le premier tome de « Reconquêtes« , scénarisé par Sylvain Runberg, dessiné par François Miville-Deschênes et publié aux éditions Le Lombard.

Mais ce n’est pas tout : les deux auteurs seront présents dans nos murs pour une après-midi pleine de surprises. Alors que ferez-vous ce lundi 16 mai à la Mystérieuse Librairie Nantaise ? Moi, j’ai une vague idée…

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